Antipositivisme
Pierre Dortiguier
 
Accueil du site > Mes travaux > Articles politiques > Une Syrie mandataire, le vœu des hypocrites !
 
 
Sites
 
Divers


Contacter Pierre Dortiguier

Plan du site
 

Une Syrie mandataire, le vœu des hypocrites !

mercredi 5 octobre 2011, par Pierre Dortiguier

Le noble Coran précise, comme voix de Dieu, sourate Al-Bara’at, verset 70, que les hypocrites sont avant tout injustes envers eux-mêmes et qu’ils n’atteindront pas leurs objectifs finaux ; ce que laisserait, en effet, pressentir l’échec d’établir en Syrie une nouvelle puissance mandataire onusienne sous le masque de la démocratie !

Cette attitude de lâcheté et de mauvaise foi des auto-proclamés « démocrates » va jusqu’à mettre sur le compte des puissances occidentales le désintéressement prétendu, de la part des Otaniens, du sort de leur opposition syrienne attisée pourtant de l’extérieur par le New Endowment for Democracy et son bras armé soutenu depuis des mois par des mercenaires du sérail politique du Golfe Persique, et naturellement, last but not least, l’Ange de la mort qu’est le Mossad ; la réalité est que l’opposition à ce mouvement de subversion se fait sentir en Europe même, au point que Amnesty International se croit tenu de protester contre les Syriens de Paris qui s’en prennent à ceux qui veulent replacer leur pays sous un mandat international, comme dans l’entre-deux guerres, après le succès de ce que Churchill avait qualifié de Croisade. Liberté serait ainsi donnée aux bon Syriens de faire appel aux libérateurs de Tripoli pour infliger le même sort aux Damascènes, mais défense de par la loi démocratique de permettre à ceux qui connaissent les coulisses de la démocratie fabriquée à coup d’escroqueries et d’injustices, en France même, d’interdire l’accès de leur pays à ces nouveaux conquérants partant délivrer l’accès au tombeau, non plus d’un Christ contestataire des éternels Pharisiens, mais de celui des droits de l’homme !

Le « Nouvel Observateur » - dont il suffit de visiter l’immeuble parisien pour comprendre qu’il ne peut être un défenseur aveugle des droits des Palestiniens - , par exemple, ouvre ses colonnes du Temple, si je puis dire, à un opposant Radwan Ziadeh ; ces mêmes gens qui n’ont cessé de nous représenter la tyrannie ottomane au point de saluer une occupation française devant entraîner une lutte de résistance de plusieurs dizaines de milliers de victimes, refont appel à la Turquie pour les libérer de l’étreinte de la discipline qui a valu à la Syrie, dans des circonstances difficiles, l’admiration de ceux qui l’on visitée et connue, et surtout le constat de la montée d’une bourgeoisie chrétienne et sunnite, juive autant que chiite et ismaélite. Il est de fait que pareil ordre est insupportables aux candidats à la liberté démocratique qui préfèrent l’OTAN à leur pays, leur carrière de démagogue aux intérêts du développement à long terme, bref la chaleur des loges maçonniques où l’on dispute pour dissimuler son ambition haineuse ou la jalousie de ses « frères », à celle du travail. Voici que ce M. Ziadeh apostrophe, ou mieux, veut faire secouer la Turquie par ses alliés occidentaux pour qu’elle intervienne sur le sol syrien. Nul doute que M. Ziadeh eût participé à la Croisade de M. Churchill dont le résultat principal demeure l’installation du foyer sioniste.

Contre de tels agitateurs une ligue du bon sens s’est formée, que le véto Russo-chinois exprime aux Nations Unies, et ce aux premiers jours de l’affaire libyenne, qui va du Venezuela jusqu’à l’Asie orientale, et a l’assentiment des peuples, notamment de ceux des Européens qui ont une pensée de derrière la tête, ne se laissent pas illusionner : une opposition est en soi légitime, mais doit limiter sa liberté à l’intérêt national, non pas s’y substituer en criant pour que pleuvent du ciel des bombes salvatrices. Le devoir d’un citoyen, puisque chacun a ce mot à la bouche, est de vivre dans sa cité, et non point d’avoir un œil sur sa résidence secondaire bien plus luxueuse qu’il ne veut le montrer, à Londres ou New York, sinon à Neuilly, patrie du libérateur de la Libye, laquelle a ses nouveaux maîtres nullement gênés de n’avoir point à affronter les élections populaires : ils sont déjà élus et légitimés par les directeurs du futur mandat envisagé et préparé sur la Syrie ; ils reprennent la tradition de la servitude volontaire ; ils sont libres et pour eux, c’est la Syrie qui est dans les fers de son indépendance !

 
 
 
Publications récentes
Publications par mois
 
Copyright 2011 Pierre Dortiguier