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Un Thésée allemand, Erhard Landmann

jeudi 16 février 2012, par Pierre Dortiguier

Chacun connaît la légende de Thésée venu libérer Ariane du Minotaure de Crète, que ce monstre enfermait dans un labyrinthe. C’est grâce au fil d’Ariane – et l’image est restée usuelle - que cette jeune femme recouvra la liberté. Cela conviendrait bien à la situation et à l’œuvre, à la tâche de l’érudit et savant saxon que nous présentons.

Il est possible de résumer le point de vue récentiste du polyglotte Erhard Landmann –qui est surtout spécialisé dans les langues amérindiennes - mais connaît, avec le japonais, en tout treize langues, dont, de l’avis général, fort bien, sinon excellemment, l’ancien haut allemand qui lui sert de fil conducteur spécifique et universel, de fil d’Ariane, peut-on dire, dans le labyrinthe des langues.

Nous le lisons, avec un sentiment propre, et savons que notre modestie nous interdit de polémiquer avec un homme qui maîtrise cette grande difficulté illustrée par le mythe de la Tour de Babel ; mythe, fable, récit, qui a un degré de réalité et fait de la division linguistique une épreuve imposée à l’humanité qui en subit bien d’autres ! Il en va de même pour les autres lecteurs, mais dont la raison peut s’exercer, sans que l’autorité de spécialistes et les Académies ne l’impressionnent au point de ne pas retenir ce qui chez Landmann est d’une part original, mais est, d’autre part, également commun à tout le mouvement récentiste.

Le doute porté sur l’antiquité qui nous est présentée comme plus récente qu’on ne le croyait jusque là – pour le dire comme Voltaire présentant l’œuvre de révision de la Chronologie par Newton, dans une de ses Lettres Anglaise - , devient chez lui, comme chez Fomenko en premier, sa négation. Adieu l’Egypte, Sumer, l’Empire romain, le monde grec, l’Empire de Cyrus, les Antiquités judaïques, chinoises etc. etc. Hollywood peut vendre ses décors aux Japonais. Tout est reconstruction du passé. Latin, grec ancien sont des productions récentes, non des inventions naturellement, mais de mauvaises lectures d’une langue originelle.

Les religions mono ou polythéistes suivent ce mouvement et sont récentes. Mais Landmann apporte une précision : il reconnaît, étant théiste, - et non pas déiste - car il dit que les langues prouvent l’existence d’un être supérieur intelligent, qui n’est pas un simple principe abstrait, mais actif et visiteur de l’humanité, présent dans la langue de tous les peuples, jusqu’aux dénommés primitifs – qui ont à cet égard une égale connaissance du fait transcendantal, que nie le sceptique absolu ou le positiviste -, la valeur sacrée, religieuse, éducative des livres sacrés, mais ils sont faussement traduits total (falsch übersetzt), comme il le dit en allemand, « en leur entier faussement traduits ». Il donne la clef de leur traduction, en une langue commune. L’histoire de l’humanité serait récente, selon ses sources linguistiques, et l’histoire moderne, celle de la féodalité, par exemple – dont il explique le terme relativement au mot de Fée - ne remonterait pas plus haut que le 9ème ou 13ème siècle, importée par des existences extérieures à notre globe, féériques, ce serait le cas de le dire, les unes bonnes – ce que désignent les « bonnes fées » des contes du même nom -, les autres, mauvaises. Landmann insiste sur l’œuvre des sociétés occultes qui interviennent dans la marche des affaires humaines, et en linguiste, dénonce l’altération des langues qui défigure la langue originelle, en créant de faux classements linguistiques : langues indo-européennes, sémitiques, finno-ougriennes etc., et parallèlement des peuples imaginaires.

Toute considération évolutionniste, darwinienne, par exemple, au sens idéologique, un matérialisme serait donc à exclure. La nature humaine et animale, vivante est importée. Il existe une Création, qui ne peut se mesurer aux règles de notre univers, de notre globe.

La base de ces spéculations qu’il tire de l’observation culturelle, archéologique, et appuie néanmoins toujours sur son expérience linguistique, est l’universalité d’une langue aux caractères, à l’alphabet identique à ceux du latin, qu’il déchiffre sur les hiéroglyphes tant maya qu’égyptiens. Son livre sur le déchiffrement des hiéroglyphes le met en évidence. Un hiéroglyphe n’est plus une image d’où l’on tire une signification, mais une manière d’écrire, comme en publicité, des lettres, sous une forme illustrée.

Cette langue dont l’ancien allemand porte la trace plus visiblement que les autres, mais est présente dans tous les idiomes, dont les prétendues langues sémitiques, et jusque dans les parlers d’autres continents, il la nomme theodischa Spraha, et serait, c’est là son induction, importée sur notre globe. Une lettre, que nous disons « latine », le E, apparenté à l’Ewig, ou Evic signifiant Eternel, retrouvé dans Ewa, ou Eve associée au nom d’Adam, désignerait la divinité active, E li serait le « peuple de E », de Dieu, d’où le nom du prophète Elie ou d’Ali, mais ceci est une autre histoire.

Sommes-nous d’abord dans un labyrinthe ? Et avons-nous trouvé un Thésée qui nous en sorte ? Connaîtrons-nous le destin d’Ariane ? C’est la conscience qui peut répondre seule.

 
 
 
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