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Syrie : Georges Galloway a le courage de dire la vérité !

mercredi 18 juillet 2012, par Pierre Dortiguier

Ce n’est point un compte rendu sténographié, mais une impression générale ou une synthèse que nous donnons des propos courageux de cet homme, qui appartient au « pays réel » britannique, de cet ancien ouvrier garagiste, qui a affronté les préjugés de l’impérialisme anglo-américain et a été élu, en 2012, contre un député, Irlam Hussein, du Parti travailliste et soumis à l’idéologie ambiante, au « pays légal », enchaîné, dirait-on, au pouvoir du mondialisme, du leadership ; de ce leadership, qui fait déclarer, aujourd’hui, à Mme Clinton, en visite, dans l’entité sioniste, que « les USA et Tel-Aviv, envers l’Iran, sont « on the same page » ! Visiblement l’électorat de Mrs Clinton et de Mr Galloway ne sont pas, sociologiquement, identiques ! C’est une hypothèse à risquer !

Galloway s’est fait connaître par son opposition à la guerre d’Irak et son soutien politique constant à la juste cause palestinienne, en quoi il ne trouve pas de répondant exact, exception faite de l’ancien, ministre et ancien élève de l’Ecole Normale supérieure, le professeur vosgien d’Allemand, M. Chevènement ! Mais à cet égard, la liberté semble plus large, en Angleterre, et l’on connaît des personnalités, comme la belle-sœur de Blair, qui se dévouent, avec un courage physique rare, en France, pour dénoncer, dans un meeting public, rassemblant des Musulmans du Royaume, la perversité du Sionisme !

Cette salutation à Galloway et à l’indépendance d’esprit britannique étant faite, nous observons que, diplomatiquement, à une question de la journaliste de RT, G.Galloway dit que l’Iran est un élément essentiel du maintien de l’ordre et de la justice, dans la région, « a critical component » ; et que l’exclusion prononcée contre lui aggrave la situation locale, qu’il compare à une sorte d’explosion atomique potentielle, dont l’éclatement et la guerre civile, en Syrie, entretenue par des éléments étrangers, favorisés, par le Royaume Uni, le Qatar et autres, seraient l’amorçage : Galloway insiste sur le fait que la question n’est pas de juger du degré de démocratie d’un Etat syrien, mais d’empêcher les forces de dissolution de profiter des différences confessionnelles syriennes, des différences ethniques, et autres composants de s’affronter, par des moyens militaires importés, et qui embraseraient tout le Proche Orient ! Il montre que l’Irak a été victime de ce prétexte d’intervention démocratique, après l’Afghanistan, et que ces pays ont vu s’amplifier le chaos, rendant impossible toute politique stable de réforme et de progrès !

Ce rapport entre la cause invoquée, la bonne intention démocratique, et l’effet produit qu’est la destruction et saignée, puis, démoralisation constante du peuple, est une affaire d’intelligence politique, de "l’entendement sain" ou de « sens commun », comme le disait l’école philosophique écossaise fort brillante avec Thomas Reid (1710-1796) : l’aveuglement causé par le battage médiatique et les imprécations anti-iraniennes voilent cette vue logique ; et Galloway insiste sur l’appui à donner à la mission de Kofi Annan, permettant une transition du pouvoir, à savoir, une transition politique et non pas une rupture politique espérée par ceux qui voient, dans la Syrie, un obstacle à leur influence !

Il est notable que la France de M. Fabius qui se moule dans la politique anglo-américaine, après celle de M. Juppé, cherche, toujours, comme Diogène le Grec cherchait un homme vrai, dans son pays, une opposition syrienne « unie », comme ils disent. C’est que l’on ne peut s’unir que sur un projet, et en dehors du mot d’ordre triple : assassinez les cadres, poussez-vous, pour me faire de la place et n’oubliez pas de donner mon relevé d’identité bancaire au Qatar, rien ne rassemble ces hommes, pas même, l’ambition personnelle, car il faudrait avoir une hauteur de vue !

La place serait, donc, libre à une consultation interne, mais les forces extérieures veulent l’empêcher et il n’est pas exclu d’assister à une recrudescence d’attentats contre des opposants ou des démocrates patriotes, attribués au « régime » ! La violence portée à l’intérieur de Damas montre que le stratège commandant l’opération et qui n’est autre, c’est un secret de polichinelle, le général David Petreaus, docteur en terrorisme militaire, et successeur de Leon Panetta, applique cette Terreur et cette implantation d’un désordre durable que l’ancien ouvrier écossais, pour l’honneur de sa nation –dont Kant voulait descendre, tant il admirait le réalisme écossais- a su mettre en évidence, par le canal du médiat russe toujours plus excellent !

 
 
 
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