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Sur la réforme sexuelle

Rôle d’Associations féminines (Frauenverband)

vendredi 3 juin 2011

La presse pragoise fait le compte rendu d’un débat public tenu en Mai 1910 entre collègues sous la présidence du Dr. Winternitz, qui sera le professeur de sanscrit d’Omar Ehrenfels sous le titre : « Discussions Ehrenfels-Hilgenreiner sur la réforme sexuelle ».

En annexe à une conférence que le philosophe v Ehrenfels a faite à l’union pragoise des sciences sociales sur « la morale sexuelle de l’évolution ascendante », le 14 juille,t est née une discussion entre lui et le théologien, le professeur Carl Hilgenreiner, qui s’est poursuivie en partie aussi dans la presse et a suscité l’intérêt de l’ensemble de l’intelligence pragoise de manière inhabituelle. Mais sa signification dépasse l’intérêt local, est conditionnée autant par les développements concrets que par les personnalités. Les vues du professeur v. Ehrenfels sont connues des lecteurs de « Problèmes sexuels/Sexual-Probleme » par sa série de dissertations de 1908 et les deux articles dans l’année 1909 de ce journal. Pour mettre en place le contexte, il faut d’abord que soit restitué brièvement ce qu’il y a de plus important de la conférence d’Ehrenfels d’après les comptes-rendus de la Bohemia et du Prager Tagblatt » .

Le baron v. Ehrenfels a d’abord souligné l’importance (Wichtigkeit) de la distinction entre le progrès culturel et constitutif, en partant de la nature de la chose, de la dangerosité de la panmixie pour la sélection naturelle. La panmixie dont l’extension du concept est plus petite que celle de la promiscuité (anarchie dans le mélange sexuel) ne favoriserait pas de catégories et substituerait dans la génération la parfaite égalité à la diversité. Dans le règne animal les oiseaux sans ailes, la taupe aveugle, le protée des grottes (littéralement Grottenolm, un protée ou reptile batracien) sont des preuves de la formation rétrograde à la suite de la panmixie. L’Humanité également montre déjà des traces de la dégénérescence qui commence : la prolifération des caries, le rabougrissement des glandes mammaires féminines, l’abaissement de la capacité d’enfants. Vis-à-vis de ces phénomènes devrait entrer en force la sélection dont le moyen le plus essentiel est l’exclusion de la génération des individus d’une valeur inférieure. Le paradoxe qui est que la nature ordinairement économe a accordé aux mâles une force génératrice qui les rendrait capables d’engendrer 20 et 30 fois davantage que ceci n’apparaît réellement, s’explique par l’hypothèse de la nécessité de la sélection. Il se révèle que là où des différences physiques considérables existent entre mâles et femelles, comme chez l’être humain, la sélection prend des formes particulièrement rigoureuses. La sélection virile est d’autant plus importante que les autres facteurs de la sélection sont paralysés, comme ceci se manifeste dans notre développement culturel, par exemple par les lois de l’humanité dont on ne peut pourtant nier la justification. Il faudrait que la sélection soit plus fortement favorisée par la morale sexuelle qui devrait être polygyne, forcer les hommes à concourir entre eux et donner aux plus capables la possibilité de se reproduire plus abondamment que les plus faibles.

On pourrait, poursuit le professeur v. Ehrenfels, objecter que précisément les races les plus hautement développées vivent de façon monogamique. La race blanche a cependant bloqué (erklommen) sa hauteur par le jeu de tous les autres facteurs de sélection et n’a qu’alors adopté la monogamie [1]. La montée pendant la culture monogamique est simplement culturelle, pas constitutive. Les Chinois, possesseurs de la plus ancienne culture, contredisent la proposition d’un peuple de culture rétrograde dans l’évolution par la polygynie. [2]

En conclusion, l’orateur a résumé ses exposés dans les thèses suivantes : la constitution sexuelle monogamique nous livre lentement mais continûment à une dégénérescence progressive dont il peut apparaître exclu que nous puissions sortir vainqueurs, par le maintien du principe monogamique, du combat pour l’existence qui se rapproche toujours plus près, avec les Mongols. La forme uniquement réalisée jusqu’ici de la polygynie - la polygamie - conduit à la dégradation de la femme et serait donc pour nous une rétrogradation culturelle ; la seule forme culturellement digne de la polygynie consisterait dans la solution de la communauté de vie entre l’homme et la femme et dans la fondation d’association (Verbände) où les femmes - à entretenir matériellement par l’homme - pourraient se livrer communément en partie, à l’éducation de leurs enfants, en partie, à des activités culturelles libres. L’association féminine serait la seule création sociale qui - du moins pour la moitié de toutes les femmes - rendrait possible l’union de la maternité avec les vocations culturelles quelconques. L’association féminine (Frauenverband) aurait en outre pour conséquence l’émancipation de la femme de la sujétion du mariage aussi bien que l’épargne significative du travail économique. Dans une société à constitution familiale et monogamique, le socialisme ne peut toujours demeurer qu’un parti démocratique d’opposition. Comme forme sociale, le socialisme ne serait réalisable que par la médiation de l’association féminine, à savoir comme aristocratie sociale (socialisme des œuvres). [3]

À la question de savoir si s’offre une perspective que ce chemin unique pour l’évolution montante, constitutive et culturelle sera pris dans un temps envisageable par des représentants de la race blanche, le conférencier doit pour le moment (vorderhand) répondre par « non ». À ces exposés le professeur Hilgenreiner (par un auto compte-rendu qu’il a envoyé à la presse) a répliqué ce qui suit. Le cours des idées d’Ehrenfels peut être schématisé de la façon suivante : La « Panmixie » c’est-à-dire le manque de sélection sexuelle dans le mariage unique (Einehe) d’aujourd’hui est la cause de la dégénérescence constitutive de la race blanche comme elle se montre déjà dans l’augmentation des dents malsaines et des difficultés d’allaitement et d’enfantement chez nos femmes ; mais en réalité ce manque de sélection sexuelle n’est qu’empêché par la polygamie, comme le montre l’exemple du plus ancien peuple des Chinois.

À cela Ehrenfels oppose ce qui suit : Le professeur Hilgenreiner objecte que je suis partisan de la suppression de la monogamie (Einehe) et que je préconise l’introduction de la polygamie. Grâce à de nombreuses citations tirées de mes écrits, j’ai prouvé hier que les deux objections manquent de tout fondement ; il ressort bien plutôt de mes écrits que je tiens l’abolition de la monogamie (Einehe) aussi bien que l’introduction légale de la polygamie pour un délire (Wahnsinn) qu’aucun être raisonnable ne peut préconiser. Ce que je préconise est bien davantage la tolérance morale et légale de rapports sexuels qui n’auraient pas pour but comme la monogamie la communauté de vie des époux, mais la génération d’une descendance capable et vigoureuse. [4] Et ces relations proposées par moi se distinguent si essentiellement d’ « avoir plusieurs femmes » (Vielweiberei) que son résumé sous le même nom est un fourvoiement direct du public ([eine direkte Irreführung des Publikums) sur mes vraies intentions. .../.... Les effets dégénératifs de la monogamie résultent avec précision de l’interruption (Unterbindung) qui va le plus loin possible de tous les facteurs de la sélection dans notre univers culturel occidental. Les trois exemples cités par moi (carie dentaire, baisse de la capacité féminine d’allaitement et d’enfantement) ne jouent purement et simplement que le rôle d’indices probatoires d’un raisonnement qui sans eux qui également serait solide. Qu’à la carie dentaire contribuent des dommages de la manière non hygiénique de vivre, c’est évident, mais n’explique pas suffisamment le phénomène et en particulier l’apparition de caries déjà dans le jeune âge.

Que monsieur le professeur H. n’aperçoive pas comment en Chine la polygamie est effective comme facteur qui sélectionne ne prouve seulement que sa parfaite absence de connaissance (Unkenntnis) de l’essence de la sélection dans la nature qui n’est pas influencée par l’homme. La sélection s’accomplit ici d’elle-même dans le jeu d’échanges des forces concurrentes grâce à une plus abondante génération de celles qui sont plus valablement équipées pour la vie. La régression constitutive de nombreux peuples polygames ne prouve tout aussi peu quelque chose contre la fonction de la polygynie comme facteur de la sélection. Car premièrement la sélection n’est pas le seul facteur dans la formation de la constitution, et deuxièmement à la polygamie ne revient qu’une activité sélective quand elle est mise au service de fins génératrices et non pas de la pure et simple jouissance.

De l’intenabilité des attaques positives résultent aussi celles des attaques personnelles de M. le professeur H. Les méfaits de nos états sexuels sont si redoutables que quiconque a ici acquis une perspective d’amélioration (einen Ausblick zur Besserung, et non de Beseerung, coquille de l’imprimeur) ne possède pas seulement le droit mais carrément le devoir de communiquer ses pensées à l’opinion publique. Je renvoie seulement à la dépravation (Depravation) des besoins esthétiques dans les plus larges masses populaires (accroissement de l’art des variétés et du café concert), ou le gaspillage (Vergeudung) affreux des meilleures forces vives du peuple dans la difficulté de mariage des officiers (Heiraterschwerung der Offiziere), ou enfin dans l’accroissement constant à constater dans tous les états occidentaux de la limitation artificielle des enfants qui nous mène au devant du sort de la France avec sa reproduction déjà maintenant qui ne suffit plus à la conservation du peuple. L’origine de ces dommages dans le principe monogamique (que j’ai constaté dans mes écrits) ne se découvre assurément qu’ à un aperçu plus profond.

Sur la continuation des débats le Tagblatt du 29.I.10 fait le compte-rendu suivant :

Le professeur Hilgenreiner, qui après l’ouverture de la session par le Dozent Dr. Kaffka, prend d’abord la parole, et a expliqué après un éclairage polémique des concepts de « polygamie » et de « polygynie » que le système préconisé par le professeur v. Ehrenfels serait juridiquement une contradiction, moralement une injustice, pratiquement une impossibilité. Le cœur de notre vie populaire, la famille se fonde sur la monogamie. Personne ne niera la présence des phénomènes de dégénérescence cités par Ehrenfels, quand bien même la question de la durée de ces phénomènes de dégénérescence doive rester ouverte etc.

Le professeur baron von Ehrenfels a d’abord remarqué dans sa réplique qu’il n’avait jamais prétendu que la monogamie provoquât la dégénérescence, mais qu’elle nous en rendît responsable, ce qui n’est pas identique. Les tendances dégénératives seraient données dans l’homme et auraient été paralysées par la sélection que met en œuvre ce fait que parmi les variantes qui ont été produites, rien qu’une partie accède à la génération. Même l’humanité et l’hygiène agissent contre la sélection ; mais celles-ci seraient intouchables. Après les arguments déjà cités dans la dernière conférence le professeur von Ehrenfels a entretenu des phénomènes d’atrophie et d’hybridité des plantes et est arrivé au résultat qu’un peuple qui renonce à tous les moyens de la sélection doit tomber dans la dégénérescence. Lorsque Hilgenreiner a montré sur les musulmans qu’en dépit de la polygamie ils ne nous sont pas supérieurs, l’orateur ne le nie pas. Toute sélection n’est pas une sélection vers l’avant. Nous n’avons pas conservé notre supériorité dans la conservation de la monogamie, mais l’avons adoptée après terminaison du développement constitutif. Ce sont précisément les tenants de la polygamie qui prennent fait et cause pour le bon vieux temps et les monogames seraient des révolutionnaires. Du point de vue culturel la monogamie est avérée (bewährt) ; si cependant nous avons confirmé notre constitution en dépit de la monogamie et qu’ensuite entrions en lutte de concurrence avec une race étrangère, les incitations culturelles (Kulturerregschaften) seraient aussi adoptées par la race montante. Pour conclure, le professeur v. Ehrenfels a protesté contre la présentation du professeur Hilgenreiner, comme si l’orateur prenait fait et cause pour l’introduction légale de la polygamie (tonnerre d’applaudissements).

Le 10.2.10, les débats ont continué et pris d’après le Prager Tagblatt le cours suivant :

Ehrenfels a d’abord précisé le contenu de sa 1 ère thèse passée en discussion et qu’il a formulé dans les sept thèses qui suivent. 1. La panmixie a pour conséquence la dégénérescence et la régression. (Par panmixie l’on doit entendre ici le manque de sélection - au sens darwinien. La régression signifie le développement dans une direction rétrograde ou une atrophie (Rückbildung). 2. La sélection est dans nos peuples cultivés si largement empêchée par l’humanité, l’hygiène et la monogamie (approchée de la panmixie) que la dégénérescence et la régression sont à attendre avec certitude. 3. Les preuves directes en sont - en raison des longs espaces de temps à venir et de l’imperfection de nos constatations - entièrement exclues dans le domaine psychique, pour une grande partie dans le domaine physique. Toujours est-il que les caries dentaires en augmentation, la capacité décroissante d’allaitement et d’enfantement des femmes fournissent des preuves indéniables de la deuxième thèse. 4. La constitution sexuelle monogamie ne possède pas de défense psychique et surtout aussi morale contre le danger de la dépopulation par l’usage de moyens prohibitifs. 5. L’amélioration des moyens d’alimentation et d’habitation, les exercices corporels, le sport et le jeu, la lutte contre les poisons de la culture (l’alcool, la syphilis etc.) sont des mesures indubitablement d’une très grande utilité publique, mais ne peuvent plus jamais, relativement à la force constitutive (Konstitutionskraft) du peuple, servir de substitut ou même seulement de surrogat à la disparition de la sélection sexuelle conditionnée par la monogamie. La même chose vaut aussi du soi-disant « retour à la façon naturelle de vivre ». 6. L’eugénique sur un fondement monogame est de prime abord un acte de commencement sans perspective. L’eugénique est l’incarnation de ces efforts qui sont orientés pour remédier dans les états cultivés au manque existant de procréation humaine par des mesures légales, comme les interdictions de mariage pour les malades héréditaires, les primes pour enfants pour des gens sains de haute valeur, etc. L’eugénique qui a été fondée en Angleterre [5] a déjà acquis une signification pratiquement en Amérique du Nord. D’autres états cultivés sont sur la voie de suivre cet exemple. Avec le maintien de l’ordre sexuel monogamique les peuples de culture de l’Occident vont à un effondrement certain dans la lutte pour l’existence qui se rapproche avec les Mongols. Ce pronostic (qui certainement se renforce encore davantage par les thèses 1, 2 et 3) se manifeste déjà en prenant seulement pour base les thèses 4-5 et 6.

Le professeur D. M. Winternitz, le premier orateur de discussion a examiné la question du point de vue anthropo-ethnologique. Le problème sexuel est un problème limite et ne peut pas être seulement examiné sous l’aspect biologique. La question se pose si nous avons un droit de douter d’une régénération quand une montée culturelle est présente. Ehrenfels estimerait l’importance de la sélection plus hautement qu’un Darwin, lui-même et ses successeurs. Un surhomme ne peut absolument pas être élevé, car toute élève (Züchtung) a ses limites. Rien n’est moins limité que la sélection dans les peuples primitifs et pourtant ceux-ci se sont successivement ruinés. Il doit y avoir dans la culture une force de conservation du peuple.

Le professeur baron v. Ehrenfels réplique : La constitution est le fondement de la création culturelle. L’histoire ne montre rien de la montée constitutive parce que ce que nous nommons histoire de l’humanité n’est qu’une petite partie de l’évolution. L’histoire de l’humanité est une période d’exception dans laquelle l’évolution a rétrogradé. La culture apporte certainement de grands avantages sociaux, elle agit comme un stimulant sur la force individuelle. Ce n’est pas la culture en soi qui est dégénérescente mais ce sont les moments particuliers qui sont créés par elle.

Nous l’avons traduitt d’un compte-rendu paru dans la revue dont Ehrenfels était le collaborateur :“Sexual-Probleme“ Zeitschrift für Sexual-Wissenschaft und Sexualpolitik. Herausgegeben von Dr. med. Max Marcuse, 5. Heft, Mai 1910, pp. 406- 415.

Notes

[1] Die weisse Rasse hat jedoch ihre Höhe durch das Spiel aller Auslesefaktoren erklommen und dann erst die Monogamie angenommen

[2] Confirmation du propos de Christian baron von Ehrenfels (note de Pierre Dortiguier) : « Au Japon le concubinage de type chinois existait en tant qu’institution légale jusqu’à son abolition lors de la promulgation du Code Criminel de 1880, mais la vieille coutume subsiste encore à quelque degré ; les enfants d’une concubine y auraient les mêmes droits que ceux d’une épouse. » (Edward Westermarck, Histoire du mariage, tome V. Monogamie et Polygynie etc., traduit par Arnold Van Gennep, Payot ,Paris, 1943, pp .44- 45.) En Chine, il y a, en plus de la femme principale légale d’autres épouses dites de’ « courtoisie » ou « légitimes », mais la loi interdit de prendre une deuxième épouse au sens juridique plein tant que vit la première. L’épouse est investie d’un certain nombre de droits sur les concubines qui ne peuvent pas même s’asseoir en sa présence sans sa permission. Elle parle à son mari en lui adressant un terme qui correspond à notre « époux », alors que les concubines le nomment « maître ». Celles-ci sont généralement des femmes avec de grands pieds de basse extraction, assez souvent des esclaves ou des prostituées ; alors que l’épouse est invariablement, sauf dans le cas des dames Tartares, une femme au petit pied. Une épouse ne peut pas être dégradée à la position de concubine ; et une concubine ne peut pas être élevée à la position d’épouse, du vivant de celle-ci, sous peine d’une punition dans le premier cas de cent et dans le second de quatre-vingt-dix coups de bâton. Mais la question dont dépend la légitimité des enfants n’est pas de savoir si la mère est une épouse ou concubine, mais bien si elle a été reçue cérémoniellement dans la maison de son mari ou non. Il est difficile de se faire une idée quelconque sur l’extension du concubinage en Chine, car il n’y a pas de statistique sur ce sujet. Dans les classes ouvrières il est évidemment rare de trouver plus d’une femme pour un homme ; mais les commerçants, les fonctionnaires, les propriétaires de terres et tous ceux de condition aisée prennent fréquemment une ou plusieurs concubines. « ibidem, pp.43-44).

[3] Als Gesellschaftsform wäre der Sozialismus nur durch Vermittlung es Frauenverbandes und zwar als Sozialaristokratie (Sozialismus der Leistungen) realisierbar

[4] die sittliche und gesetztliche Duldung von sexuellen Verhältnissen, welche nicht wie die Monogamie Lebensgemeinschaft der Gatten, sondern Erzeugung tüchtiger und lebenskräftiger Nachkommen zum Ziele hätten.

[5] Par le cousin de Charles Darwin, Francis Galton-né à Birmingham, le 16 février 1822, décédé à Londres le 17 janvier 1911, et fait Sir, en 1909, qui fonda la premier institut d’Eugénique à Londres. Il nous faut rappeler ce qu’on nomme la règle de Galton qui est un appareil de hasard pour la formation d’une courbe, dite de Galton, ainsi formulable : les écarts des individus d’une espèce du caractère normal de celle-ci faiblissent à chaque fois d’une valeur moyenne, ce qu’il démontre en amassant un tas de haricots réparties dans des colonnes dressées d’après leur grandeur. La courbe obtenue, dite courbe de Galton, présente une grandeur moyenne, en rapport au hasard, de sorte qu’elle a pu être dite une courbe du hasard (Zufallskurve). L’expression d’eugenics qui soulève tant d’objections dans un siècle étourdi qui attend les ravages causés par la « vache folle » ou par la tyrannie de l’avarice ploutocratique exercée sur des animaux herbivores, signe certain que nous nous sommes éloignés de la prudence des Brahmanes, avait alors cours dans les pays anglo-saxons, très avancés dans ce domaine, comme le relève Christian baron von Ehrenfels, tandis que l’Allemagne employait comme équivalent le terme de Rassenhygiene, ou hygiène raciale dont l’objet formel est la conservation des lignées héréditaires (Erblinien) dans un peuple, avec les mesures appropriées) note de Pierre Dortiguier

 
 
 
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