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Qui a expérimenté le premier l’arme atomique ?

samedi 14 juillet 2012, par Pierre Dortiguier

Nous avons connu un ancien membre du « chiffre » français, depuis rappelé à Dieu, et qui nous a confié son expérience étonnante de guerre : le déchiffrement des messages et codes militaires, leur enregistrement ou écoute ont été confiés à un service militaire français, en zone libre, lors de l’occupation allemande de la moitié de la France jusqu’en novembre 1942, et a continué, avec la même équipe, de fonctionner après l’entrée des Alliés. Les conditions d’armistice franco-allemande pour des raisons d’ordre public et de souveraineté de l’Etat français, prévoyaient et autorisaient donc l’embryon d’une force militaire de près de 100.000 hommes, et pas seulement sur le papier !

Pendant la campagne d’Allemagne, le service français du Chiffre en question redevenu donc parisien reçut un message américain avertissant que leurs troupes avaient découvert en Thuringe une série d’armes atomiques adaptées à des vecteurs, en état de finition, et d’autres en cours. Les vecteurs de transports étaient des fusées naturellement ! Le lendemain, la même source demandait de ne pas tenir compte du message envoyé.

Ce témoigne personnel ne suffit pas naturellement, à lui seul, à étayer le fait que l’Allemagne avait une avance incontestée et considérable sur ses rivaux et ennemis, en matière d’armement, et pourtant les faits s’accumulent en faveur de cette thèse : l’avion à réaction fut mis par elle en service, et chacun connaît ce Hunebu ou appareil comparable au formes ovoïdes des soucoupes volantes, etc. confisqué par les Américains et Soviétiques et autres fusées impressionnantes qui conduisirent à la conquête militaire de l’espace avec en tête Von Braun !

De nombreux livres ont été écrits sur les expériences menées en Thuringe pour mettre au point pareilles armes de dissuasion. Et le communiqué U.S. recueilli par le « Chiffre » parisien précisait qu’une expérience ou test nucléaire avait été faite de cette arme dans la région.

Les capacités de ces « armes étonnantes » ou Wunderwaffen, comme le dit l’Allemand, n’étaient pas de la simple propagande de guerre, comme on a tenté de nous le faire accroire : la pilote d’essai femme des plus célèbres ensuite comme exploratrice et reporter en Amériquie du Sud et en Afrique de l’Est, Hanna Reitsch (1912-1979), qui était de naissance silésienne et catholique, fut amenée à piloter en 1942 le prototype du Me 163 Komet avec moteur à réaction ; l’as de la chasse le général Galland (1912-1996)d’origine française protestante, se servit en avril 1943 de son perfectionnement le Me 262 pour infliger des pertes aux forteresses volantes ! La vulnérabilité de ces appareils était de ne pouvoir disposer de surface d’atterrissage à cause des intenses bombardements des pistes.

Que les USA, pour revenir à notre question initiale, n’aient pu donc faire aboutir leur projet Manhattan lancé à l’initiative, dit-on de Einstein, - dont la théorie physique ne joue du reste aucun rôle dans la formation de ces armes, contrairement à une idée reçue -, cela se constate par la déclaration de juillet 1944 de l’échec financier de l’entreprise. La seule capacité américaine de se procurer l’arme aura donc été l’invasion de l’Allemagne et le hasard d’une prise.

Un témoignage capital d’après guerre de l’ingénieur viennois Otto Skorzeny (1908-1975), formateur de commandos, réfugié en Espagne en s’évadant du camp américain de Dachau, – qui eut des rapports ensuite avec la CIA et s’occupait, à Madrid, près de la place d’Espagne, de ventes d’armes nommément avec la Syrie qu’il avait visitée, comme il avait rencontré Nasser- nous éclaire sur la réalité de l’avancement allemand en matière militaire, mais surtout sur le refus allemand d’utiliser ces armes effectivement, pour des raisons morales ; le but de ces armes ayant été, comme le proclamera De Gaulle dans sa doctrine défensive d’être dissuasives.

Son chef, indique Skorzeny dans ses Mémoires, (le chef de l’Etat)le convoque au début de 1943 et lui dit avoir assisté à une conférence du professeur franconien Heisenberg (1901-1976) sur la capacité d’une puissance atomique, mais qu’il refuse d’ouvrir ainsi une ère de barbarie qui renverrait l’homme à l’âge de la pierre !

La question de savoir qui a expérimenté le premier l’arme atomique se retourne alors en celle-ci : qui a refusé le premier de l’employer, en connaissance de cause ?

Toute une littérature allemande, peu connue à l’étranger, chez l’éditeur de bonne réputation, Kopp, s’emploie à évoquer cette primauté du pays en ce domaine ; « La Vérité 60 ans après la fin de la guerre, Qu’est-ce qu’ont trouvé réellement les Alliés ? », ainsi l’éditeur présente-t-il l’ouvrage de deux auteurs Edgar Mayer et Thomas Mehner, « L’Angoisse des Américains devant la bombe atomique allemande » de 288 pp. Il y est rapporté que plus de 700.000 brevets allemands et de 110000 tonnes de furent le butin des Alliés après leur découverte de l’installation souterraine entre Ohrdruf et Arnstadt dans la vallée, le Jonastal en Thuringe. L’ouvrage de Peter Brüchmann chez le même éditeur Kopp, et largement illustré : « Top secret, Triomphe dissimulé de l’Amérique, le pillage des bombes atomiques allemandes en 1945) » (Top secret, Amerikas verschwiegener Triumph), précise que trois bombes atomiques y furent trouvées, dont une expérimentée en juillet 1945 sur le sol américain, comme déjà dit, cependant que les deux autres auraient été lancées sur Hiroshima et Nagasaki. Un autre auteur Gerulf von Schwarzenbeck, dans sa « Conspiration de la Jonastal » (252pp.) insiste sur l’obligation faite par les Russes et les Américains aux Allemands de taire leur avancée technique.

Une autre histoire contée, mais qui maintient le fond de l’affaire intact, est celle de la tactique dissuasive, qui aurait, vers la fin des hostilités, confié à un sous-marin la mission de transporter des échantillons de cette arme terrifiante, soit donc 500kl d’uranium, à destination du Japon, pour que celui démontre qu’il avait une capacité formidable, et obtenir ainsi une capitulation honorable.

La reddition, suite à la cessation des combats demandée par le Grand-Amiral Doenitz, du sous-marin allemand U-234 en 1945, entraînant le suicide des deux attachés militaires japonais chargés d’accompagner la mission, offrirent donc aux Américains et au physicien Oppenheimer, cette arme dissuasive qu’ils utilisèrent contre le Japon, sans nécessité militaire, puisque les conversations de Stockholm et même de Moscou avaient conduit à une capitulation (non pas sans condition, comme on le dit mal, mais avec la condition de garder l’Empereur).

Un dernier point est néanmoins à la décharge du Président Truman, et il faut le dire par esprit d’équité, mais aussi pour davantage faire ressortir la monstruosité d’autres gens : il refusa l’expérimentation sur le vif de cette arme terrifiante dont on savait déjà l’efficacité par l’expérience du 16 juillet 1945 (Essai Trinity) à Alamogordo dans le désert du Nouveau-Mexique. Mais ce fut la honte de deux physiciens appartenant à certain lobby, d’avoir insisté pour la vérification de cette arme qu’aucun d’eux n’avait pu fabriquer. Arme qui fut d’abord lancée à la verticale d’un hôpital avec explosion en altitude pour faire plus de victimes ! Mieux vaut effacer leur nom de notre mémoire. Celle de Dieu suffit !

Quant à réfléchir sur les propos du Guide Suprême sur l’interdiction morale islamique d’user de telles armes, il semble que le scrupule en ait atteint certains et non pas d’autres en Occident.

 
 
 
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