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Place Firdousi

lundi 5 mars 2012, par Pierre Dortiguier

Si le Destin voulait me prendre et me hisser
Plus haut que l’Alborz, l’Olympe iranien,
Dont les dieux sont cablés, faits d’antennes à dresser
Qui noient de leurs ondes tout l’enfer otanien*,
Ce serait sur la place où je porte mes pas,
La seule dont je sais entendre les murmures
Et là verrais-je bien le lieu de mon trépas,
Sans qu’il ait la splendeur des illustres martyres.
Je l’ai connue la nuit, vide de tout soupir,
Les Vendredi d’hiver aussi, dans un matin gris
Quand la foule s’avance en un très long respir,
Où l’Iran enfantait le temps qu’il a repris
Aux devas meurtriers qui tourmentent son âme.
Et la statue du mage, au nom qui est un diamant
De ses qualités rares, l’adversité désarme,
Attise d’Achoura le final enflammant
Qui place le Soleil, comme attribut d’Ali,
Dans un berceau persan où Roustan** a pali !
*néologisme pour désigner le champ d’influence de l’OTAN
** Héros légendaire, extra-terrestre, de l’oeuvre de Firdousi.
 
 
 
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