La gravité persane a un aspect frondeur,Car elle tutoie Dieu comme un Luther contentD’avoir, ours allemand, inspiré en docteurLa crainte au Romain qu’il rendait impotent ;
Le clergé des chiites a la couleur des magesQui priant Ahura et adorant AgniOnt suivi, en vrais rois, l’étoile des sagesJusqu’au berceau d’Issa qui les aura bénis.
Ils sont sur le chemin devenu labyrinthe,Que Dieu a bien tracé mais que l’homme compliqueA cause de ces fées dont je sentais l’empreinteDans Ispahan fardé par leur rougeur mystique.
Elles abusent des rois, imposant le servage,Puis révoltées proclament la vaine égalitéQui gonfle la richesse et devient le mirageD’un désert inhumain où meurt la vérité !
Le Persan, le Turkmène, villageois ou nomade,Connaît bien ces périls, mais reste souriant,Il sait former un mur, contre la mascaradeDes Gog et des Magog qui ne sont que bruyants.
Et serais-je celui que le Coran dénommeDhoul Kharneïn, le routier, où les sots veulent voirDu grand Alexandre la fictive forme,Je passerais, sans craindre de l’Iran le pouvoir ;
Celui qui est dans vos yeux mêlés à ce sourireDont j’eus pu être né, comme, on sait, de sa mère !
