Antipositivisme
Pierre Dortiguier
 
Accueil du site > Mes travaux > Articles philosophiques > Pense à cela !
 
 
Sites
 
Divers


Contacter Pierre Dortiguier

Plan du site
 

Pense à cela !

samedi 21 mars 2015, par Pierre Dortiguier

Jeune orphelin de père, le futur chef du gouvernement populaire allemand, qui cédera sa place au chef de la marine, constitutionnellement investi, en ayant rédigé un double Testament privé et politique devant notaire, dans lequel il annonce son suicide, l’accomplira sous les portraits de sa mère et de Frédéric le Grand. Le poème fut écrit en 1923.

Quand ta mère a vieilli
Et toi es devenu plus âgé,
Quand pour elle, ce qui était autrefois facile et sans peine,
Désormais s’est transformé en charge.
Quand ses chers yeux fidèles
Ne voient plus comme avant dans la vie,
Quand ses pieds devenus fatigués
Ne veulent plus la porter pour marcher,
Alors donne-lui le bras pour support
Accompagne-la avec un plaisir joyeux
L’heure vient où toi, la pleurant
Doit l’accompagner à la dernière marche.
Et si elle t’interroge, donne-lui réponse,
Et si elle redemande encore, réponds-lui,
Sans t’emporter, dans une douce quiétude,
Et si elle ne peut pas bien te comprendre
Explique-lui tout dans un mouvement joyeux :
L’heure vient, l’heure amère,
Où sa bouche ne te demandera plus rien !
 
Réfléchis-y !
 
 
Si ta mère a vieilli 
Et toi avances en âge,
Si, pour elle, ce qui était aisé et sans peine
A fini par devenir une charge,
Si ses chers yeux remplis de bonté
N’y voient plus comme autrefois
Si ses pieds épuisés
Ne veulent plus la porter dans sa marche
Offre-lui alors le soutien de ton bras,
Sois ravi de lui tenir compagnie.
L’heure vient où tu devras l’accompagner
Pour son dernier voyage, en pleurant.

 

Et quand elle te pose une question, 
Donne lui donc la réponse,
Et quand elle recommence, 
Fais de même !
Et si elle te repose la même question, 
Réponds toujours,
Sans emportement, avec quiètude !
Et si elle ne te comprends pas très bien,
Réjouis-toi de pouvoir encore lui répondre.
L’heure vient, heure amère
Où sa bouche ne demande plus rien !

Denk es !

Wenn deine Mutter alt geworden
Und älter du geworden bist,
Wenn ihr, was früher leicht und mühelos,
Nunmehr zur Last geworden ist,
Wenn ihre lieben, treuen Augen
Nicht mehr, wie einst, ins Leben seh,
Wenn ihre müde gewordenen Füße
Sie nicht mehr tragen wolln beim Gehn
Dann reiche ihr den Arm zur Stütze
Geleite sie mit froher Lust 
Die Stunde kommt, da du sie weinend
Zum letzten Gang begleiten mußt !
 
Und fragt sie dich, so gib ihr Antwort,
Und fragt sie wieder, sprich auch du !
Und fragt sie nochmals, steh ihr Rede,
Nicht ungestüm, in sanfter Ruh !
Und kann sie dich nicht recht verstehen
Erklärt ihr alles frohbewegt ;
Die Stunde kommt, die bittere Stunde,
Da dich ihr Mund nach nichts mehr frägt !

 
 
 
Publications récentes
Publications par mois
 
Copyright 2011 Pierre Dortiguier