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Notes récentistes

mardi 2 décembre 2014, par Pierre Dortiguier

La Bible

Le canon actuel est très récent, la composition était très différente même au XVIIème siècle, voir contenu du « Kormchaia » [1],

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Kormchaia 1282

en particulier le Nouveau Testament possédait plus de livres que l’Ancien. Il y avait dans le Nouveau un « Josué », des Paralipomènes, des livres de Généalogie, et « Jésus Sémiramide », « Palée » (?) [2], une Deuxième apocalypse, etc.

Interdiction de lire la Bible dans l’église catholique, formellement depuis la bulle de Grégoire IX en 1231, officiellement jusqu’au concile Vatican II. Concile de Béziers (1246 de la chronologie scaligérienne) : les laïcs ne doivent pas posséder la Bible en latin. En langue vulgaire, les laïcs pas plus que les clercs ne doivent y avoir accès. Dans un édit de Charles IV (fin du 14e) : « Les laïcs des deux sexes ne doivent pas avoir accès aux Écritures, de peur que des incompréhensions les mènent à l’hérésie et à l’égarement ». Le Concile de Trente (16e) interdit aux laïcs de lire les traductions « hérétiques » du Nouveau Testament, et la lecture de l’Ancien seulement sous la surveillance de l’évêque. Donc aux 16e - 17e il était facile pour les religieux catholiques de changer le canon, et ce jusqu’aux premières éditions imprimées.

Il s’est passé la même chose pour le judaïsme orthodoxe ; les juifs ne pouvaient pas avoir accès à la Bible mais seulement au Talmud. Dans l’église orthodoxe idem, en 1723 il y avait interdiction, surtout concernant les « simples gens » ; cette interdiction concernait l’Ancien testament. Selon nous cette interdiction vient du fait que la Bible n’était pas encore terminée d’écrire. Elle le fut aux 16e et 17e, par les papes et empereurs médiévaux. Jusqu’à la fin du 16e la Bible n’existait pas, que ce soit en Orient ou en Occident. L’historien des religions A.V. Kartachov écrit que le premier manuscrit de la Bible en Orient apparaît en 1490, établit pas l’archevêque de Novgorod Gennadi. L’intérêt de posséder une bible complète remonte au 15e siècle.

Manuscrits de la Bible

Références dans cette partie à l’historien des religions et des églises I.A.Kryveleva, citation de son livre « Fouilles dans les pays bibliques »

Manuscrits grecs

Les 3 manuscrits complets les plus anciens sont ceux d’Alexandrie, du Vatican, et du Sinaï. Les trois sont datés (paléographiquement, i.e. par le style d’écriture) de la seconde moitié du 4è siècle. ; de langue grecque. Chacun a son histoire, dont on connait plus ou moins de choses. Celui dont on sait le moins de choses est celui du Vatican, on ne sait pas comment et d’où il y a atterri vers 1475. Sur celui d’Alexandrie on sait qu’en 1628 le patriarche Cyrille Likarisse l’a offert au roi anglais Charles 1er. Celui du Sinaï a été découvert au 19è seulement par le fameux théologien allemand K. Tishendorff. Les trois plus anciens manuscrits ont donc fait leur apparition après le 15ème et même après le 17ème. Leur réputation d’ancienneté a été établie par l’autorité de K. Tishendorff (au 19è !) et suivant une évaluation graphologique. Cette méthode est subjective. Le manuscrit ayant le plus longtemps été en possession de l’église serait celui du Vatican, mais son histoire est peu documentée. Selon notre analyse c’est l’existence même du Vatican qui est peu documentée avant le 16e - 17e siècles. Il est parfois fait mention du manuscrit-palimpseste de Ephrem le Syrien, conservé à la bibliothèque de Paris. On le dit du 5e siècle, mais il fut découvert au 17e. Une partie a été effacée pour réécrire par-dessus une œuvre attribuée à Ephrem le Syrien. Une grande partie est illisible ou hiéroglyphique, mais l’expertise de Tishendorff en est venu à bout, le document a été publié, avec des pertes mineures, en 1843 à Leipzig. Il est très incomplet : l’Ancien Testament est fragmentaire, et il manque un tiers du Nouveau Testament.

Citation de Morozov qui a pu examiner le manuscrit du Sinaï. Il relève que les feuilles sont en assez bon état, surprenant pour leur âge supposé. Le manuscrit d’Alexandrie est incomplet, ce qui est compatible avec notre théorie selon laquelle à cette date la Bible n’était pas terminée. Autre exemple, la seconde prophétie de Daniel était absente du canon d’alors. C’est compréhensible car nous avons montré que cette prophétie traite de faits et noms géographiques ou ethniques du Moyen-Age. Le manuscrit du Sinaï est un faux fabriqué par Tishendorff avec l’aide de moines.

Il est dit que la première traduction en grec depuis l’hébreu a été faite par 72 traducteurs au 3è siècle avant JC. en Egypte sous Ptolémée de Philadelphie. On lui donne ne nom de « septante » en référence aux 70 ou 72 traducteurs. Mais cette traduction ne nous est jamais parvenue. On a simplement attribué trois manuscrits « ressemblants » (en grec)(cf plus haut Alexandrie/Sinaï/Vatican) comme étant des copies de cette fameuse traduction, et, encore une fois, suivant la datation douteuse de Tishendorff. De fait, l’on pense à la « Septante » comme à une bible en grec traduite sous Ptolémée, mais il n’en est rien.

Dissertation sur les manuscrits hébreux : aucune trace avant le 10è siècle, la plus ancienne (le pentateuque de Moise, actuellement dans un musée britannique).

Sur les Scythes (russe : Скифы, [skify]) Scotland, Scot – Land, la terre de Scots. Dans les chroniques anglaises anciennes, ils sont aussi désignés SCITHI. Beaucoup d’auteurs médiévaux parlent des Scythes. Des slaves s’appelaient ainsi. Le mot Chine (Kitaï en russe) est un dérivé de Scythe. Le grand empire mongol s’est étendu jusqu’en Europe occidentale, et a donné le mot Scotland lors de sa fondation au 14-15ème siècles.

Sur Moïse

Moïse était le roi des turcs attamans = ottomans ; au moyen-âge, ils s’appelaient Sarrasins. (rus. САРАЦИН, [saratsin], d’où peut-être ЦАР [tsar] Noter qu’une des capitales de la Horde d’Or était ЦАРИЦЫНА [tsaritsyna], mot très proche [3] (Volgograd, ex Stalingrad) Une traduction russe d’un livre de l’Exode (contenu dans l’Index, liste des livres interdits), contient « Моисий над СРАЦЫНЫ царствовал » (Moïse régna sur les Sratsyny)

Conclusion sur une destruction volontaire de certains livres bibliques pendant le Moyen-Age.

L’histoire de la Horde d’Or, son gouvernement central du Grand Novgorod (=Yaroslavl, Rostov, Vladimir, Souzdal’), a été falsifiée par les Romanov comme une horde « étrangère », alors que l’histoire de la Russie Blanche = Lituanie = Horde Blanche (Smolensk, Moscou) a été dépeinte comme l’histoire de « toutes les Russies ». L’époque biblique de Moïse est l’époque des conquêtes ottomanes du 15ème siècle. La figure de Moïse se fond avec celle de Metmet I (1402-1421), de Mourad II (1421-1451) et Mehmet II (1451-1481). C’est l’« antique » époque des guerres du macédonien Philippe II le Conquérant. C’est aussi l’époque de Ugul-Mehmet (Ugul-Mahomet) dans l’histoire russe, qui régna vers 1420-1450. Les dates sont peu sûres.

Sur Marie

Le Christ (=Andronicus) est né en Crimée. C’est là également que mourut Marie. Ensuite, le Saint Graal (= le berceau de Jésus) fut longtemps conservé en Crimée. Le roi « anglais » Arthur est une image du Christ et de Dimitri IV de Russie. L’histoire « antique » d’Oreste et Iphigénie est l’hagiographie du Christ et de sa Mère. Marie est enterrée dans la ville de ЧУФУТ-КАЛЕ [tchufut-kalé], non loin de БАХЧИСАРАЯ [bakhchisaraïa] Culte intense de la Vierge jusqu’à nos jours, noms de lieux / monuments etc. multiples au nom de Marie. L’histoire de la tsarine « tatare » ДЖАНИКЕ-ХАНЫМ est en fait le récit de la vie, mort et ascension de la Vierge Marie à Tchufut-kalé. Elle est datée du 14è-15è, mais il s’agit d’une erreur.

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La tombe de Mehmet II le Conquérant à Istanbul

La tombe de Josué aux abords de Byzance

Selon la Bible, Josué est enterré à Thimnath-Sérach (Jsaie 24:30), identifié par nous comme Istanbul. A sa périphérie se trouve le mont Beïkos, sur lequel est dressé un sanctuaire, appelé Tombeau de Yushi (= Josué) Selon la Nouvelle Chronologie, Josué a combattu dans ces environs. En réalité ce tombeau immense « 17m de long sur 3 m de large) pourrait être le lieu de la crucifixion du Christ, et ce mont du Bosphore, Beïkos, le Golgotha de l’évangile. La confusion des lieux de la crucifixion avec la tombe de Josué a eu lieu après que les évangiles eurent remplacé sur le papier Istanbul par Jérusalem. Mais le mont est toujours là et la tradition selon laquelle Jésus est mort à cet endroit a survécu.

Les turcs ne pouvaient pas du moins oublier Josué, qui fut un grand combattant ottoman-attaman du XVème siècle, à l’encontre de l’histoire scaligérienne qui le place dans une antiquité fictive. Sa tombe est très vraisemblablement la fameuse tombe-mausolée de Mehmet II au centre d’Istanbul. Elle est située toute proche d’une mosquée à son nom, la « Mosquée du Conquérant », encore appelée mosquée Fatih. Mehmet II lui-même se faisait appeler « Fatih Mehmet Khan  », ce qui a été rapporté à G. Nossovski par des Musulmans en visite au mont Beïkos. Or Khan est la même chose que Khagan en prononciation du sud. Les grands princes russes s’appelaient de cette façon. Les derniers sultans d’Istanbul ne s’appellent plus khagans, seulement Mehmet II. Ce qui s’explique, car à cette époque où le Grand Empire s’est divisé entre la Russie et la Turquie, les turcs ont cessé de porter les titres de la vieille Horde Russe, et ne s’appelèrent plus que Sultans.

Indications dans la Bible de l’émergence de l’islam

Au moment de l’Exode, Moïse donne une nouvelle loi aux israélites. La Bible souligne ainsi l’émergence d’une nouvelle tendance religieuse et rituelle. Selon la Nouvelle chronologie ce récit devrait se situer au XVème siècle. Or au XVème survient cette séparation d’un christianisme unifié en orthodoxie, islam et catholicisme. Il faut donc regarder si ces écrits contiennent des indications sur les débuts de l’islam. Il y en a. L’interdiction de boire du vin, ce qui distingue l’islam des autres religions. Citation de Lévitique 10:8-9

Le vin est utilisé même à l’autel chez les orthodoxes et catholiques. Le livre du Lévitique fixe les premiers développements de l’islam. Cette interdiction du vin concerne l’office, puis a probablement été généralisée aux laïcs. Interdiction aussi du culte des images (Lévitique 19:4). Aucune représentation de personnages, animaux ou oiseaux dans les lieux de culte musulmans. Trace visible dans la Russie du XVe – XVIe : basilique de Basile le Bienheureux sur la Place rouge de Moscou. Ses peintures originales diffèrent fortement de celles des églises orthodoxes. Visiblement l’iconoclasme n’a pas prévalu ici, alors que c’est le cas dans l’empire ottoman.

La Bible fait souvent référence à la polygamie. Les patriarches bibliques avaient plusieurs femmes, chez Salomon c’est pratiquement un harem qui est décrit. Cela rapproche les coutumes du Pentateuque d’avec l’islam. Par ailleurs la polygamie existait dans l’orthodoxie auparavant ; à l’époque des empereurs byzantins, il y avait des harems. Traces en Russie jusqu’à Pierre 1er. Il semble que dans l’orthodoxie, la monogamie fut prescrite pour le clergé, puis au 16è – 17è pour les laïcs.

Dans quelle direction sont allés les israélites, de l’Egypte à la Terre promise ? Selon l’histoire scaligérienne, de l’Egypte actuelle à la Palestine actuelle, soit du sud au nord. La Nouvelle Chronologie pense au contraire que cette période est la conquête ottomane de l’Europe occidentale, des Balkans et de Constantinople. Les ottomans-attamans sont venus à Constantinople depuis les Balkans, depuis le nord. Et leur point de départ de ces conquêtes était Rus-Orda, située au nord par rapport à Constantinople.

L’Ancien Testament va dans le même sens : du désert de Paran vers Canaan, « vers ce pays du sud  » (Nombres 13:18). C’est très éloigné de l’Egypte puisque les Israélites ne savent rien de ce pays, de ce qui y pousse, dans quoi l’on vit etc.

Citation des Nombres, « allez sur les montagnes et observez .... » (Nb 13:19-21)

Justification hasardeuse des exégètes à propos de cette contrée « du sud », en complétant « du sud de Canaan, au Negeb  », alors que le texte parle bien de la terre de Canaan entière.

 
 
 
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