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Mois de Moharram

mercredi 21 novembre 2012, par Pierre Dortiguier

Qui n’a su ressentir à la vue du malheur
Combien son corps oublie la forme qu’il compose,
Empressée de servir d’appui à un labeur :
Il reste alors figé devant Dieu qui s’impose !
C’est la grandeur du deuil que méconnaît le temps,
Car en lui tout devient, le même et puis l’autre ;
Mais la mort abolit ce défilé d’instants ;
Elle fige dans le ciel, de la vie le mystère
C’est ce que je revois en fermant bien les yeux ;
Ces cavaliers persans caracolant en ville,
Au trot, près des voitures et chacun silencieux ;
C’est ainsi que j’allais dans la partie tranquille
De Téhéran glacé, où je comptais les marches
Des maisons refroidies par la neige sans vent,
Elle m’animait aussi cette Achoura sublime,
Près des acteurs chantant ce présent captivant,
Où l’on peint les couleurs vertes et rouges de foi
Sur les murs attendris de votre cœur si droit !
 
 
 
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