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Ma maison détruite

vendredi 15 mai 2015, par Pierre Dortiguier

Elle vit ma maison, dans sa beauté toscane,
Je vois ses hauts murs nus que l’envie va détruire,
Dans ce frais mois de Mai que je vivais jeune
Au printemps de naissance où souriait Mercure !
Son balcon vers l’Orient soutenait notre vue,
Et la nuit, au jardin, le parterre fleuri
Réunissait nos yeux tendus vers l’inconnue
Qu’était la voie lactée, blanche comme Fari
Ma nièce persane qui ferme ses grands cils
Sur des mots harmonieux ; comme dans cette sphère
Qui nous servait de toit, protégeant des périls
Dont ce bombardement, prélude à la misère
Qui suivit tout ce temps, où le gravier, les buis
Près de la demeure protégée par les Nymphes
Avec sa cascade, les Gnomes*que j’y vis,
Dans mes courses rapides, étouffaient les triomphes
De médiocres partis inventant une France
Ignorant que Maison, tu fus ma délivrance !

* Les Gnomes, comme les Nymphes sont des êtres naturels, invisibles aux humains, sauf enfants ou très âgés, qui sont dans les jardins ou au long des rives, aux cascades, transformant la matière en puissances et en fluides précieux qui sont le principe de vie.

 
 
 
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