Le plaisir a fait fuir ma Muse très sensibleElle vit désormais où l’on voit la lumière ;Se levant à l’Orient, d’abord d’un air affableAu sortir de l’aurore, elle devient plus fière
Et donne à la beauté ce ton très poétique,Qu’adolescente aussi vous portiez sur vos jouesAvec l’air si plaisant qui rit d’une anecdote,Mais consciencieuse en tout, comme tourne la roue !
Puis l’Occident vous happe, au sommet de Midi,Ce n’est qu’un court triomphe, quand le grand soleil luit,Sur des corps éblouis voyant le ParadisSur ce chemin de gloire en marche vers la nuit !
Cet éloge de l’astre est compris des Persanes,Car l’Iran ne comprend Mahomet et AliQu’en liaison avec Toi qui le monde illumines,Et sans qui le jardin où fleurit un grand lys
Vivace et éternel, comme votre sourire,Devient comme un désert, égal à votre Empire !
