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Le "pays pur" d’Asia Bibi

mercredi 5 novembre 2014, par Pierre Dortiguier

« Pak » signifie dans l’idiome hindoustani la pureté, comme dans Pak Heza, « le cœur pur », film indien remarquable, comme tout ce qui ne figurera jamais sur nos écrans commerciaux, et le Pakistan désigne pareil pays pur, détaché, par un jeu subtil de la soi-disant Grande-Bretagne (expression, du reste, qui n’aurait plus que la faveur de 27 % des sujets de la Couronne), de l’Inde musulmane pour affaiblir précisément la majorité religieuse de ce sous-continent asiatique.

Il y a comme partout, diront des théologiens mystiques au langage imaginatif et poétique, des eaux inférieures qui, en progressant, font ce déluge dévastateur dont Platon nous décrit le rythme périodique dans ses « Lois » ; et celles-ci sont représentées, dans le propos qui nous occupe, par ces femmes musulmanes pakistanaises qui ont refusé d’abord de prendre de l’eau d’une compatriote chrétienne, non par excès de religion, comme le croient nos journalistes, mais par la faiblesse de sentiment patriotique, l’absence d’instinct communautaire villageois ou local, qui fait la gloire des abeilles et le malheur des êtres humains.

De là, la conversation de femmes jalouses, la plupart illettrées, s’est muée en diatribe sur deux personnes connues d’elles par ouï-dire, que nous appelons prophètes, et le diable les a fait, selon sa fonction propre, opposer Mahomet à Jésus, ce qui a amené la sentence de mort confirmée pour blasphème contre cette mère de famille, assez jolie pour son malheur et plus victime de Vénus que de Neptune, patron, s’il est mal aspecté, des alcooliques, des fantasques et des délires de nos perroquets !

Ce n’est point une nouvelle doctrine que nous introduisons, mais un rappel de ce ciel « au dessus de moi » et « de la loi morale en moi », comme le savaient nos anciens candidats au baccalauréat apprenant la philosophie du pays qui échappe à la crise, surmonte toutes les coalitions, et nous sauve, notre Mahdi d’Europe, en somme, qui est appelé à régénérer le monde, si Dieu veut, à savoir nous en juge digne !

Ces mêmes gamines de la campagne qui, par une chaude journée de moisson, en travaillant aux champs, se disputent sur la pureté, et mènent à la mort leur voisine chrétienne, iront se précipiter sur les marches des grands-magasins, une fois que l’écume de la vie citadine les aura atteintes, et agacées de se faire frôler par le compagnon de Diogène, celui que le même beau et grand Platon qualifiait d’animal le seul philosophe, le chien, n’hésiteront pas à boire leur coca-cola « light » et à porter sur leur peau l’impur d’un travail d’esclave, trouvé par elles bon marché.

En fait la pureté n’est pas extérieure seulement, et n’est pas nécessairement acquise par des savons que la peau absorbe en empoisonnant l’organisme, mais intérieure, elle est le cœur que le Shylock, marchand de Venise, décrit par Shakespeare, veut extraire du corps de ses victimes, ce qu’il a réussi à faire, par ses neveux, en créant des islamisme superficiels comme dans tout ce que touche sa fraternité, sa Muslim Bretherhood, qui n’est qu’une maçonnerie de plus, et comme toute société de ce type, termine par l’échafaud ou la décapitation ! Le christianisme en a fait l’expérience, l’islamisme la fait, et le judaïsme seul y échappe car il reste, selon l’exacte observation de Kant, une politique depuis Moïse, et le précise un Iranien illustrissime, « aveugle de l’œil droit, » et qui n’a que freiné, non éteint, l’ardeur matérielle de sa troupe, comme l’indique un sermon [1], délivré en 1977, un 28 septembre, de l’Imam Khomeiny, d’heureuse mémoire, lequel n’était pas infaillible ou immaculé et omniscient, mais avait de l’honnêteté, de l’intelligence et du courage, et connaissait cette fraternité islamique anglaise qui avait tenté de le séduire, et avec laquelle il brisa heureusement. Les Égyptiens, à cet égard, l’ont suivi, et s’en portent mieux ! Les Tunisiens se débattent encore ! Le peuple arabe le subit comme un enfer.

Le cas de cette malheureuse Asia Bibi pakistanaise, condamnée à mort pour blasphème, que nous ne faisons que mentionner, nous a fait déplorer la partition de l’Inde, mais devrait surtout éclairer sur l’origine et les buts de ces « fondamentalismes », dont le caractère subversif ruine le premier lien humain, celui du sang, le corrompt, et prend pour argent comptant des superstitions sur lesquelles une certaine caste veut établir sa monarchie terrestre, et dont il suffit, pour s’en convaincre, de lire la description occupant une bonne partie des Évangiles et les trois-quarts du noble Coran.

En parler plus clairement serait pire que de prendre de l’eau des mains d’une chrétienne au Pakistan bâti par les architectes du grand Orient de Londres ! Ce qui manque au fondamentalisme, c’est précisément un fond, et sont but est de créer un vide qui dénature l’instinct de la conscience individuelle, collective, et - selon un précepte à trouver dans la Bible - cultive la division dans les groupes naturels ; c’est une rébellion contre Dieu et la nature ! Et qui produira ce choc terrible, d’accoucher de l’absolutisme, qui est la raison vide et souhaitée par le libéralisme économique, le nouvel ordre du monde, celui bref et tyrannique de l’Antéchrist.

Notes

[1] déjà mentionné par nous dans un récent article sur le crime d’Ottawa, du site de la radio républicaine islamique d’Iran

 
 
 
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