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Le nom de Mohammad

samedi 29 septembre 2012, par Pierre Dortiguier

Le nom de Mohammad aurait-il résonné
Comme le successeur de l’Ange bien connu
Que Fra-Ja* déposa près de l’axe incliné
De notre humanité, et qui fut Wotan nu ?
Cela paraît absurde au savant ordinaire,
Qui sait tout par dossiers, et sans avoir rien vu
De ce qu’il vous explique, au regard sévère,
Car celui qui sait tout est d’humour dépourvu !
Pourtant imaginez qu’un nom héréditaire
Sorte de qualité d’excellence glorieuse,
Passât de père en fils dans une lignée fière,
Et que partout l’on trouve une trace heureuse
De celui qui parcourt le chemin du Message
Venu de l’Eternel que Gabriel expose :
Il a dans quatre filles une jeune très sage ;
Qu’il dit son adorée, avec qui il devise ;
Fatime est Brunehilde, entourée de la mort,
Voilée devant les hommes aveugles sur leur sort !

*le nom de Marie s’écrit en allemand quelquefois en deux syllabes Mar-ja, rejoignant Fre-ja qui, je l’ai souvent dit, accouche près d’un frène, l’axe du monde, cependant que Mariam, vierge comme Fre-ja, est amenée par les douleurs, "au tronc du palmier" (sourate19, verset 23).

Le blasphème consiste à parler en mal de quelque personne sacrée, que l’on ne saurait toucher ou dégrader sans nuire à l’ordre général, et cela avec l’intention d’être nuisible, chose commune dans les morales de l’intérêt. Dans le cas de Mahomet, comme les Français ont reçu le nom des Turcs, Mehmet, il est notable qu’il est un titre de gloire qu’eussent pu porter des hommes de Dieu, et il se justifie, car être le sceau de la Prophétie ou des prophètes - selon l’acception que l’on donne à ce mot attaché en grec à l’interprétation des oracles divins, plus qu’à la prévision - résume, comme une synthèse dialectique, les efforts de ceux que le même Muhammad rencontre, parmi les Anges ou Angles (le terme est identique), sur sa route céleste ascendante.

Littérature du Nord n’est point, écrivait notre délicieuse femme de lettres, fille de ministre suisse et français, la protestante Madame de Staël, adversaire de Napoléon, celle du Midi, et le lecteur moderne habitué à distinguer exclusivement les actions extérieures imagées, ne trie plus entre vraies et fausses idées, mais entre images exaltante ou particulièrement "disgusting", écoeurante, comme dit la secrétaire d’Etat US du prétexte en bobine filmée, forgé pour enflammer des manifestations ; la nature mystique, au contraire, si mystique vient d’un terme grec disant muet ou silencieux, comme est le fait de penser, pour Platon, substitue, comme la musique nordique l’expose aux sens, par un tour de force que nous nommons l’art dramatique, à l’action visible, "l’action invisible" ; c’est ce qui fit trouver certains génies dramatiques ennuyeux, car il ne se passait rien sur scène, habitués que l’on devenait, à vivre par coups d’éclat, de désespoir ou de fanfaronnades de vainqueurs d’un soir, de rois de Carnaval.

Ce fut ce qui rendit impopulaire le poème sur Brunehilde, en 1852, orchestré par Wagner ; et cette action invisible est aussi présente dans l’hagiographie ou biographie sacrée du Prophète de l’Islam, et de sa fille préférée Fatemeh ou Fatime, femme d’Ali, qui est vénérée tant que son nom est même dans l’astronomie ou astrologie perse musulmane pour signifier la planète Vénus. Et si nous la comparons ici à la figure nordique de Brunehilde, fille de Wotan, c’est que ce dernier reçut des esprits malveillants la réputation, tout comme Muhammad, selon ce que rapporte le noble Coran, d’être un grand magicien chez les Saxons, au dire exprès français du philosophe et savant, historien aussi Leibniz ; entendez par Saxons ce peuple répandu, plus largement que la terre de Bach, tels les Saqas versés par la migration sur le continent indien par le plateau iranien, la Castille de l’Asie !

On a toujours été tenté, par abus de la démocratie, de donner un air odieux ou tyrannique à ce qui représente l’autorité, à rabaisser les grands hommes, écrit Gobineau qui prit ainsi la défense de Muhammad, mais cela implique que dans le partage équitable des influences et des caractères qui forment l’humanité, l’on ne reste point rivé à une égalité utopique et trop immobile, et qu’un certain avantage soit accordé à cette "action invisible" au centre de laquelle se trouve la fille chérie de celui qui doit demeurer exalté pour servir de guide !

 
 
 
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