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Le joli et le beau

mercredi 30 avril 2014, par Pierre Dortiguier

Le joli et le beau font en vous bon ménage
Et pour les visiter, ouvrons donc cette porte
Par où nos yeux se pressent à ce pelerinage
Au sanctuaire de l’âme dont Allah tout corps dote.
Elle est ce qui anime, et que le mot suffise
A éclairer sur vous le sourire vainqueur
De ces désagrements de l’ombre tant perverse
Que Sheitan épaissit de son rire moqueur.
Je vous ai vue courir d’une allure confiante
Au grilles tombales que l’Imam éveille
Par ses perfections mêmes, et dont tout coeur ne doute,
Et aussi regarder vers le Ciel qui sommeille
Entendant votre voix qui reveille le Bien.
Me suivra ainsi comme un guide assuré
Auquel les Anges apportent un magnifique lien
De grâce sérieuse, sur vos bras retiré
Et tout semblait suffire à mon coeur exalté
Si je n’avais point lu sur votre propre livre
Le beau très affermi qu’une main a dicté
Sur un torso splendide où Dieu semble sourire.
Gardez bien ce trésor, ma guide de ces jours
Dont Fatemeh splendide a haussé les atours.

« Atours » désigne au pluriel ce qui met en valeur la beauté naturelle. L’on parle de beaux atours et non de jolis. La distinction est établie entre l’agréable ce qui charme et apaise, et le beau qui plaît immédiatement, s’impose aux sens, et dont les Grecs disaient qu’il est la marque divine, une puissance liée à une utilité.

La pierre tombale est celle de l’imam Reza, huitième de la suite débutant à Ali et Fatemeh, dont nous traduisons la qualité de brillante par splendide, tout comme Platon dit que le beau est la splendeur du vrai, en précisant que la brillance de la planète Venus dans le Ciel physique est honorée par l’astronomie et astrologie iraniennes confondues par ce titre pieux, le vert étant couleur vénusienne.

La perfection des attributs de l’imamat est conforme à l’idée platonicienne que seul le même va au même, et que la perfection est nécessaire pour atteindre à la perfection même. Elle indique la présence de l’imam Reza réelle, comme dans le Christianisme celle des saints et du fils de Marie et celle-ci même.

De là la conversion de la marche du pèlerin en vision permanente de l’imam conducteur se réfléchissant et se continuant dans une perfection constante et en devenir, toute conception échappant à l’entendement abstrait de ceux qui influencent le monde trop matériel, celui du Veau d’or, le torso est bien rendu par la sculpture italienne.

 
 
 
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