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Le foulard de l’hiver

mercredi 22 février 2012, par Pierre Dortiguier

Je vous vois en hiver, saison où je vous aime
La tête emmitouflée sous une forte écharpe,
Et en rendant plus forte une impression de dame
De la Russie d’antan, qu’un long voyage occupe.
Ici tout est rêve, si on parle d’Iran
Et chacun imagine un endroit singulier
Convenable aux saisons et conçoit Téhéran
Parce qu’il est au nord, sortir comme en palier
D’une blancheur neigeuse ainsi que sont vos mains,
Mais gantées cette fois et toujours réservées
Qui ne servent qu’aux arts, et sont de vrais levains
D’une pâte exquise qui sont repas de fées.
Je vous devine ainsi, et pourrais poursuivre
En donnant au lecteur cette couleur de vert
Qui serre vos oreilles et laisse seul survivre
Un regard très content de laisser entrouvert
Sous sa franchise aimable ce rayon bien sublime
De la fille d’Hassan qui fait de moi une âme*.

*Un bon livre connu autrefois mais oublié, « l’Ascension de M. Baslèvre » [1] se termine par cette phrase dramatique : il s’agit d’ un célibataire parisien, fonctionnaire au ministère du Commerce, habitant le quartier alors modeste de la place des Vosges, sentant sa solitude et le néant s’ouvrir devant le décés d’une modeste voisine, son amie Mademoiselle Fouille : « On aurait cru aussi que la morte lui répondait : j’ai fait de toi une âme ». Cet épisode, pour illustrer l’effort spirituel, était cité par notre professeur de philosophie et médecin interne des hôpitaux de Paris, Henri Dreyfuss le Foyer, qui eut sa chaire de préparation en Khâgne et à H.E.C à Louis Le Grand et à Henri IV. Il avait débuté sa carrière à Caen, en successeur de Sartre. Il nous encouragea à poursuivre dans la voie philosophique opposée au positivisme ambiant, médiocre et prétentieux – l’épistémologie, la traductologie etc, et surtout aux poisons psychanalytiques et structuralistes à la Levi Strauss, négateurs de l’âme humaine et donc de l’Esprit et rebelles à Dieu.

Notes

[1] (1921) par un écrivain de l’Académie française (1925), natif de Dijon, de famille hautement bourguignonne catholique, qui édita une anthologie des poètes bourguignons contemporains (1924), connaissait les fables nordiques scandinaves, et qui est devenu sceptique en religion, mais est resté très spiritualiste, Edouard Estaunié (1868-1942)

 
 
 
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