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Le discours maçonique de Guaino lu par Sarkozy

jeudi 13 novembre 2014, par Pierre Dortiguier

Dans un article de l’Express, sur la toile [1], la journaliste Sophie Coignard appréciée pour son livre sur l’influence de la franc-maçonnerie en politique et dans toute l’administration française, présentait la nomination du Premier ministre M. François Fillon et son maintien comme une défaite de la dite organisation. L’article citait celui qui vient de rédiger le discours de M. Nicolas Sarkozy, ce cendredi, Porte de Versailles, M. Henri Gaino, en revanche, comme un pilier de cette société confondue avec la république. Or, l’éloignement actuel de M.François Fillon et l’apologie ou éloge par M. le candidat Sarkozy du concept de République opposé à celui de démocratie signifie bien que l’idéologie maçonnique l’emporte au sein de ce parti de droite conservatrice, lequel justifie le recours à la force contre une opinion démocratique, nationale ou européenne. Une citation faite du frère maçon de haut grade Georges Clémenceau (1841-1929), l’« irréductible républicain » comme écrit de lui fraternellement en 2011 le maître de conférence Sylvie Brodziak de l’université de Clergy Pontoise, pour lequel la France, autrefois soldat de Dieu devenait républicainement soldat de l’humanité, démontre que cette vertu républicaine n’est pas politique mais religieuse mettant Dieu au service de l’égoïsme humain.

Être français revient à se convertir à une vision du monde, relève de l’idéologie et non d’une création naturelle, fruit du travail et de la reconnaissance de tous les éléments qui la composent. C’est ainsi que, sous prétexte de condamner la burka, ce sont les mères de famille, à savoir voilées, qui ne pourront plus accompagner leurs enfants en sortie scolaire. La République ne reconnaît point les cultes, sauf dans l’Alsace où la population a voulu, pour redevenir française, conserver les libertés allemandes qui furent favorables à la protection et à l’entretien des cultes. C’est ainsi qu’aujourd’hui sept-mille cinq cents organisations musulmanes sont autorisées par les voisins d’Outre-Rhin, dont deux cents chiites ! Et le candidat à la présidence du parti maçonniquement rénové, M. Sarkozy de s’opposer à cette démocratie européenne et aussi partiellement britannique, au nom d’un prosélytisme, à savoir d’une politique d’assimilation et d’intégration imposée comme l’imitation d’un modèle abstrait, sans tenir compte d’un monde transcendant, du souci de respecter l’immortalité de l’âme.

Cette philosophie maçonnique justifie son opposition à la démocratie par la distinction entre ceux qui sont éclairés, les Illuminati, comme on dit, et l’obscurantisme désignant la fidélité à la révélation ; elle ne croit pas ou refuse d’admettre l’excellence divine et prophétique, et veut que l’homme soit la mesure de toutes choses, et qu’en dehors de la religion de l’humanité, toute divin est un obstacle, et que si le peuple veut maintenir la tradition et la discipline religieuse ou s’y référer, la dictature devient légitime, comme l’expérience des massacres de religieux sous la Révolution française le fait assez connaître.

C’est sous le signe de ce républicanisme que se place le futur candidat à la présidence de la République : le but de cette politique, opposée aux directives européennes, et qui isolera la France, aboutira à un athéisme pratique expliquant le peu de ressort intellectuel, moral et social dont pourtant l’économie du pays a besoin. A cet égard, l’influence européenne est positive et peut atténuer ce nouveau jacobinisme français dont le visage antidémocratique prend celui de l’ancien Président de la République, et de son conseiller maçonnique Henri Guaino.

 
 
 
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