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La tour Togrol

vendredi 24 février 2012, par Pierre Dortiguier

J’aimerais, dites-vous, dans un très doux français
Aux chutes ardentes et graves, apprendre et retenir
Ce qui plaît de l’Iran, car, quand je m’efforçais
De lire votre langue, je ne pouvais finir
De penser aux beaux-arts où mes yeux se tournaient,
Quand résonnait le nom de tant de dynasties,
De peuples enfouis que mes sens maintenaient
Sur un bucher éteint aux cendres réparties !
Les tapis et les murs ouvragés de ces mains
Que je voyais toujours travailler près de moi,
Me donnaient du passé des goûts trop incertains,
Pour douter qu’un grand peuple eût souffert de tel Roi.
Comment vivraient des arts si l’âme a un tyran
Qui noie dans son désir l’essor tout naturel
De peindre et de tisser, de hisser à son rang
Le goût précis des formes en un songe éternel ?
Sortez du champ des roses où les poètes enivrent
Des souvenirs charnels en des allégories,
Et prenez le chemin de la tour que recouvrent
Des calculs d’astronomes et non ces pierreries
Sur le cou de fantômes aux châteaux de nos lettres.
Vous les verrez aussi près des puits de Chiraz,
Dans des jardins troublés par le parfum d’ancêtres
Qui reste en suspens et trouble aussi mes bras !
Voyez le fier Togrol, et ses beaux crépuscules,
Quand aux flèches enflammées, beau soleil, tu recules !
 
 
 
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