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La représentation des femmes, et la théorie du genre

mercredi 27 août 2014, par Pierre Dortiguier

Une bachelière, dont le patronyme n’est pas publié, s’est signalée à l’attention de l’opinion française, occupée de futilités, en protestant que les femmes étaient mal représentées dans les programmes de nos manuels scolaires, et que son image ainsi était dévaluée, chose d’autant plus déplorable que les adolescents se cherchent avant de voter désormais sur le choix de leur sexualité, selon le nouveau catéchisme homosexuel ! Il n’est pas certain que si Platon et Aristote eussent été des femmes, il auraient modifié leur opinion contraire à l’hétérosexualité, tenue par eux pour « para physin », contre nature.

En effet, il y a lieu de s’effrayer pour une jeunesse abusée de ce que, selon la vague maçonnique qui la porte, 0,7% des philosophes sont de la gent féminine. Si une telle discrimination existe, gageons avec nos féministes que cette discipline est dangereuse !

Pareille sottise oublie que le rôle traditionnel de la femme était et demeure sa maison, entendu comme le petit monde ou microcosme, et que le grand monde, celui de la guerre et de la paix, est dévolu à la virilité. Que cependant des accidents physiologiques, en particulier des dérèglements du système glandulaire causé par un environnement et une alimentation malsains puissent contrarier une santé et un instinct naturel, cela n’autorise pas à introduire une notion bâtarde d’égalité insensée.

Faudra-t-il chercher des auteurs médiocres pour compenser une telle disparité statistique ? La philosophie qui est une méditation sur la bonne mort, ou plus exactement un exercice d’apprentissage de bien quitter la vie, en la tenant pour une tâche ou l’accomplissement d’un devoir et non pas l’éternité que Dieu ne nous a jamais promis sur cette terre, doit-être passée sous le contrôle d’un Califat féministe ? La chose pourrait prêter à sourire, mais en fait nous apercevons les symptômes d’une nouvelle révolte contre l’ordre social à travers cette pétition d’’une bachelière.

Mais les femmes enseignent-elles dans nos lycées fantômes ce que fut la noble littérature féminine, laquelle dans notre démocratie se résume à des agitatrices ou à des faiseuses de paradoxes, comme Simone de Beauvoir, et autres célébrités qui ne dépassent guère, dans la République des lettres européennes, le boulevard Saint-Germain ou le périmètre de la rue de Seine au Boulevard Saint-Michel ! En revanche, qui aura entendu parler de la plus délicieuse parisienne, de père suisse ministre de Louis XVI, et épouse du baron de Staël, opposante au despotisme de Napoléon ? Son livre en deux tomes sur l’Allemagne ou les littératures du nord et du midi est effacé des programmes, et combien d’autres femmes, sur la scène des théâtres classiques et romantiques sont inconnues ou méprisées de générations féminines plus alcoolisées et droguées mondainement qu’instruites de l’âme du peuple ?

Si nous passons de la philosophie où les femmes furent toujours minoritaires au contraire de leurs sœurs en mathématiques, si l’on en croit la tradition pythagoricienne, à la littérature, le pourcentage serait de 13% en faveur du sexe faible relativement à ce qu’aux temps heureux les femmes pouvaient nommer le sexe fort, protecteur de la famille.

Car tout le sophisme est dans cette séparation de al femme et de l’éducation des jeunes filles des tâches familiales : leur inaccomplissement produit ce résultat que la clientèle psychiatrique est plus féminine que masculine, car nous assistons à la fin d’un sexe dominant sa destinée et attelé au contraire à un travail machinal, fermé à toute considération autre que le profit ou l’usure.

Nous apprenions, il y a peu, trente ans tout au plus, dans nos manuels, nos discours tragiques, à voir la femme dans les yeux de l’homme, et de ne point séparer ainsi le couple humain qui n’est que la séparation de ce que la première création divine avait uni ! Cette idée peut sembler étrange à ceux qui voient la vie affective comme un concours de voitures tamponneuses dans une foire.

Or le discours de la prêtresse Diotime dans le Banquet de Platon et jusqu’au vers de Sophocle dans sa tragédie Ajax cité par Aristote, comme quoi la parure (en grec, kosmos), de la femme est le silence, nous fait entrer dans le monde que ferme notre mauvaise modernité : l’intériorité, dont la puissance exagère même aux yeux de nombreux hommes, la beauté féminine. Telle est la force de la féminité que suppriment nos nouveaux censeurs des mœurs, nos correcteurs de la nature, celle dit le grec Héraclite, dit qu’elle aime à se cacher !

Notre jeune bachelière, plus légère en bagages que ses aînées, peut bien pétitionner, elle montrera son ignorance entretenue par de faux maîtres, au sexe indécis, tout comme leur foi, ignorance d’une littérature où la femme était l’attention de l’homme et en revanche l’élevait en se refusant à s’identifier à lui.

 
 
 
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