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La persévérance diabolique du carolocaricaturisme

jeudi 15 janvier 2015, par Pierre Dortiguier

La formule latine de nos anciennes universités, est connue, se tromper ou errer est humain, persévérer est diabolique : « errare humanum est, perseverare diabolicum ». Les actuels porteurs de pancartes, les Carlistes ou Carolocaturistes français, se retrouvent floués ou trompés, abusés, car l’image a changé, et ils sont tous assimilés par le talon de fer qui les écrase, à une immense armée, pour ainsi dire, anti-mahométane. Ce faisant l’on donne à toutes les forces belliqueuses de l’Occident américanisé, sous pavillon otano-sioniste le sens d’une croisade, et d’une offensive contre toute forme de foi qui n’inclura pas dans son credo le caractère seul sacré, inviolable, de la terre où sont inhumées, par décision non des familles, mais des autorités de l’entité sioniste s’imposant à la communauté, les victimes tunisiennes et françaises de l’épicerie confessionnelle de Vincennes.

Les autorités de l’université cairote Al Azar ont raisonnablement condamné l’injure publique renouvelée contre le sceau des Prophètes représenté comme un idiot affublé d’un turban aux formes indécentes. Ce que devrait faire le Pape, s’il n’était tenu par ses liens de Jésuite avec la maçonnerie du B’nai B’rith et par son geste d’honorer le fondateur du mouvement sioniste Herzl, dans son dernier séjour à Al Qods, en jetant une pierre, à la manière confessionnelle et rituelle ancienne israélite sur sa tombe.

Cette croisade n’est point une manière archaïque de parler. Quand les Anglais sont partis se battre contre les Turcs en 1914, il y a un siècle, après leur avoir confisqué des croiseurs dans leur chantier, et payés par une cotisation générale du monde musulman, Churchill l’a présenté comme une croisade, sous entendue de libération des lieux saints, puisque le projet d’une livraison du pays aux divers ressortissants de cinq continents était formé ; quand Eisenhower et ses Américains ont débarqué en Europe, le futur président américain et hôte dans son bureau ovale du père de Tariq Ramadan et d’une trentaine de Frères musulmans, l’a qualifié de croisade.

A cet égard, les victimes de l’attentat de Vincennes, comme de celui de Toulouse avec « l’affaire Mérah » reposent dans la même terre qui a été apportée aux sépultures de monseigneur Lustiger, archevêque de Paris et de Jean-Paul I.

Ceux qui ont manifesté leur soutien, dimanche, aux victimes, ignoraient qu’ils signaient un pacte avec le diable, qu’ils allaient, à leur corps défendant, servir de caution à une entreprise de guerre, non pas civile seulement, comme on le lit souvent, mais générale, sous bien des formes, guerre à la liberté de pensée, guerre à tout ce qui conteste l’entité sioniste, notamment à ces « liens très spéciaux » entre la France, l’Europe française, peut-on dire, qui approuve même du bout des lèvres, nos impulsions, et la terre natale de M.Netanyaou, guerre enfin à toute puissance renaissante comme la Russie et son voisin iranien et chinois, désirant échapper aux contraintes du leadership US, et qui seraient rejoints par le Japon.

Bagatelles pour un massacre, a-t-on écrit, dans un pamphlet célèbre d’avant guerre ! Un million sept cent mille exemplaires, et deux millions dit-on en réserve, pour répandre une moquerie blasphématoire et donc légitimer toute rébellion contre la religion et l’ordre moral, celui que défend la philosophie, alors que le dernier attentat au Yémen, causant 40 morts dans la police, est ignoré, et qu’au contraire nous offrons du charbon à la locomotive terroriste de Nasser Ben Ali Al Anassi, et à ses wagons superbement équipés par ceux qui forment des armées en Orient pour détruire les Etats légitimes, et anéantissent tout ordre civil.

Il s’agit d’une destruction de la civilisation islamique réelle, par un islamisme utopique créé dans des laboratoires de psycho-pathologie. Le christianisme a aussi été détruit par des utopies analogues, et le bouddhisme du Dalai Lama, tout comme le mouvement du Bah’isme en Iran du 19ème, relève de la même destruction interne !

Le Yémen est mis en cause, et le public abruti par la presse mainstream imagine un pays qu’il ignore, commander la terreur, comme la fable des Assassins dans ces contes de fées que l’on nous vend pour de l’Histoire authentique. En réalité, le Yémen est subverti par des forces poussées par les mêmes gens qui prétendent nous mettre en garde contre le danger, non des islamistes, mais de l’Islam.

Tel haut-gradé français s’étonne, sur son blog, comme ce général de bonne volonté, dont nous taisons le nom pour ne point le compromettre, que le noble Coran ne soit pas perçu comme opposé à la charité chrétienne, et de citer des titres de sourates qui valent démonstration. Il oublie sa propre culture, qu’il y a des guerres justes et injustes, comme l’enseigne la théologie chrétienne, et que la charité commence par la justice, que l’éclat de la lune suppose le soleil ! Et de ne point parler de cette guerre de Palestine, de ces dynamitages de maisons sous mandat britannique, bref de tout désertifier pour que la raison des militaires qui le suivent meure de faim ou de soif, et se complaise dans des mirages.

« Le choc des civilisations », voilà encore une apparence de raisonnement, un sophisme, comme on disait en Grèce, car il faudrait plusieurs civilisations qui s’entrechoquent ! Or nous avons une civilisation musulmane, et des facteurs de dissolution toujours liés, telle est la biologie de l’histoire, à des contaminations étrangères. Gobineau, ami de l’Iran ancien et musulman, grand admirateur du noble Prophète, y voyait avec raison une loi de décomposition. Un corps sain est autonome, respire par lui-même et ne parasite pas les autres. On a d’abord déformé le langage, usé du mot d’islamisme dans un sens péjoratif, alors qu’il est employé par notre meilleur écrivain et philosophe, Voltaire écrivant que la religion qui s’appelle l’islamisme signifie résignation à la volonté de Dieu et que celui-ci s’est répandu non par le sabre, comme on l’enseigne, mais par l’éloquence et la persuasion ! Que notre général lise du Voltaire, mais il ignore que cette œuvre historique d’apologie de l’islam, dans l’« Essai sur le mœurs et l’esprit des nations » (1763) a été censurée, retirée du commerce, à cause de ses attaques contre qui vous pensez et aussi pour ses pages, apologie la meilleure de la religion musulmane. Ses maîtres soixante-huitards le lui ont caché. Et que les Carlistes ou Carolocaricaturistes, comme on devrait l’écrire, ne lisent plus, car ils abandonnent leur faculté de juger, mais se contentent de gravures obscènes sur la Vierge, son digne Fils et le Prophète dont la noblesse est sublime, et marque le crépuscule de ceux qui mêlent le mépris continuel dans lequel ils le tiennent, à leur subversion mondiale !

 
 
 
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