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La mèche syrienne et l’étincelle sioniste

dimanche 26 février 2012, par Pierre Dortiguier

Il n’est pas de jour qui n’apporte une révélation sur les compromissions des démocrates dans ce qui est devenu symboliquement un hiver arabe, avec la stratégie américano-sioniste. Le bain de sang est ordinaire, seule l’audace des candidats aux postes d’administrateurs du nouveau Grand Moyen-Orient passe les bornes de la décence et même déchire leur propre hypocrisie. Quant aux (120 ?) militaires français que l’on nous annonce encerclés, en Syrie, à Zabadani, c’est une affaire qui risque de rendre notre candidat-président aussi impopulaire si elle est suffisamment répandue dans l’opinion, que le fut Napoléon III avec sa désastreuse campagne militaire mexicaine !

L’IRIB qui donne cette information a fait aussi état de la célébration par telle membre du comité syrien reconnu par Londres et donc existant sous label autorisé à tuer ses compatriotes, dans la croisade pour la démocratie monarcho-wahabite visant tous les mécréants ne reconnaissant pas le monothéisme du marché,- selon l’expression de Marx dans « La Question juive » -, de la démocratie sioniste. Ce n’est qu’une existence formelle, se défendrait-elle, et elle ne vise pas la politique particulière de l’Etat, mais son principe ; et justement cette démocratie de Tel-Aviv qui est présentée en Occident comme un modèle unique dans l’Orient dictatorial, transforme son propre peuple en instrument de destruction de l’indépendance des autres existences, et de leur soumission à ce qu’est le vrai Etat fondé en 1948 : un vaste conglomérat allant des Etats-Unis à leurs postes avancés en Asie. La majorité de ces sionistes qui contrôlent les démocraties en dissimulant leur dictature de lobbyistes, et qui résident dans l’Etat de New York, poussent à la guerre, sont des boutefeux ou des fauteurs de désordre pour mieux ramasser les dépouilles comme on a dit – et j’ en laisse la responsabilité aux auteurs, Victor Hugo en était qui composa un poème qui lui vaudrait d’être aujourd’hui exclu de l’Académie française, sur cette rapacité - de certains de leurs ancêtres sur les champs de bataille, et qui fit la première fortune de la famille cofondatrice de la FED en 1913, les Rothschild !

Tout se passe comme dans un champ magnétique, quand les pôles attirent les courants : le pôle sioniste ne désigne pas, comme on le fait croire, une nationalité, encore moins une race –puisque le terme en est banni par ceux qui par ailleurs nous verraient bien en descendants des primates égarés dans le progrès – mais la partie d’un tout déjà fort bien organisé ; et qui semble obéir à cette loi que les fables médiévales attribuaient au Diable, à savoir de faire croire aux fidèles qu’il n’existe pas ou si peu !

Nous n’avons plus affaire à une lutte classique de partis, notamment au Proche-Orient, mais ceci est avéré, à divers degrés de réalité, partout comme à des opinions qui en se mesurant ressembleraient à une querelle de famille. Nous assistons, au contraire, à des dislocations de familles de peuples, comme de familles ou de « couples », sous la pression de modèles de sociétés et de vues qui fractionnent les intérêts, et en les individualisant démesurent et gonflent les ambitions, et les illusions. L’échec ou le succès, à cet égard, sont à mettre au compte d’une loterie de la chance et non de la capacité ou solidité d’une norme. Telle est la métamorphose de la valeur, de plus en plus attirée vers le pole de la violence pure.

C’est de cette contestation non de telle autorité, bafouant ce pour quoi elle a justement l’autorité - comme il est dit de ce Yazid qui persécuta la famille prophétique, mais du principe d’autorité lui-même, empêcheur au marché noir international, de tourner en rond -, qu’il faut partir pour juger de ces réclamations démocratiques médiatisées.

L’exemple libyen le démontre, où le nihilisme, le vide, la paupérisation massive a succédé à ce qu’on a voulu croire l’écroulement d’un tyran, mais qui était la négation de l’Etat, l’abolition de tout projet géopolitique propre, traduisez national.

La mèche syrienne avait pour ambition de faire sauter tout l’édifice oriental ; et les manifestations turques en soutient de la Syrie légale et réelle nous font apercevoir que l’instinct populaire ne s’y est pas trompé, car ces candidats à la démocratie colorée, le peuple en tout pays les connaît, en subit le poids quotidiennement ; il ne veut pas donner aux usuriers le plaisir de déposer à leurs guichets le vêtement ensanglanté d’une révolution dévorant ses acteurs, comme une tunique empoisonnée dont on dit que la célèbre magicienne Déjanire voulut, dans la fable et la tragédie grecque, couvrir Hercule.

Vous avez compris qui est Déjanire, bien oubliée aujourd’hui, que Dieu lui pardonne, et pourquoi Hercule restera toujours populaire en Méditerranée !

 
 
 
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