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La force sioniste remplace le droit international

mardi 13 mars 2012, par Pierre Dortiguier

Dans l’agression programmée par les sionistes, encore pour quelques jours, que subit la bande surpeuplée de Gaza, sans aucune protection civile, de la part de chasseurs repérant leurs victimes, il y a une violence qui est inconnue aux autres nations : les armées, même avec les mensonges leur servant de prétexte, visent un objectif : faire tomber un régime, piller un territoire, faire pression sur un bloc adverse et économiquement concurrent, comme on l’a vu durant les guerres mondiales et leur suite. Mais l’entité sioniste seule mène une politique suicidaire, parce que cette idéologie née du mensonge, entraîne ceux même qui l’impulsent à précipiter le peuple qu’ils séduisent dans un abîme.

Les plus pervers de ce groupement sioniste, ceux qui siègent dans les avenues dorées de nos capitales et se regroupent plus nombreux dans l’Etat de New York qu’en l’ancienne Palestine mandataire occupée par eux à la suite de l’invasion britannique, ne lient pas leur sort à cette partie de la patrie arabe formant avec le Liban, la Syrie et la Jordanie un unité géopolitique. Ce n’est qu’un marche-pied pour justifier de la transformation de l’impérialisme américain et britannique en gendarme mondial, car ce sur quoi la tyrannie sioniste veut exercer sa brutalité, c’est sur le monde. Et peu lui importe de soulever la haine des innocents, des parents des victimes adolescentes tuées par ce raid. Elles savent que plus la réaction palestinienne se fait contre le pouvoir sioniste qui a pris soin de museler l’information et l’éducation des masses, ou de neutraliser les églises, plus l’armement et le soutien accordé par les Etats occidentaux au sionisme se fera, au point d’intégrer l’entité en question dans l’Europe et dans l’OTAN.

Alors sera maintenu ce pied de guerre permanent contre les ennemis du sionisme qui sera présenté comme du terrorisme international ; et non pas une lutte patriotique. Les grands Etats seront jugés, en particulier, relativement à la position qu’ils prendront devant ce massacre. Mais enfin, direz-vous, cela n’est pas une manière de vivre qui soit conforme au droit des gens ! Nous l’accordons, mais une moitié du monde « occidental » a assimilé ce principe que l’entité sioniste est née d’une catastrophe qui a failli engloutir le peuple juif et donc que le sionisme est, à la différence de tous les autres régimes ou idéologie, traumatisé par cela.

C’est un des mérites du Président de la République islamique d’Iran, plus immédiatement compris en Occident qu’en Asie, d’avoir lié à la répression des Palestiniens une certaine manière existentielle du sionisme de s’insérer dans l’histoire des peuples occidentaux, pour justifier toute action de domination ou de violence toujours moindre que le cataclysme auquel il se réfère.

Cependant l’Histoire n’est pas dominée par la volonté humaine, mais divine, ce qu’ignore le sionisme politique, qui n’a absolument rien de religieux. Pour être plus précis, l’homme a été mis dans un jardin pour qu’il le travaille, mais il ne la point créé : Palestiniens et sionistes s’affrontent dans une lutte causée par l’injustice, mais le monde souffre d’une injustice analogue et il ne peut aller que dans le sens d’une compréhension de la cause palestinienne. Se croyant un « empire dans un empire » les sionistes commettent un péché, et non pas une erreur : dans une de ses lettres au général de Gaulle, Ben Gourion (1886—1973), voulait rectifier cette opinion de peuple élu de Dieu ; non, il faut dire, reprend Ben Gourion, peuple non pas choisi par Dieu, mais qui a choisi, élu, inventé ou trouvé Dieu, comme les Grecs la géométrie etc. Cette lettre est peu citée, comparativement à celle du 6 décembre 1967, parce qu’elle choque tout fidèle sérieux. Si l’on ne se hisse pas à ce niveau de délire, on ne peut apprécier le périlleux état des fondations de l’entité sioniste. Il voit dans son principe d’existence une violence permanente à exercer sur l’humanité, qui du confucianisme, du mosaïsme aux christianismes et à l’islamisme réel, assimile Dieu au soutien de la justice, de la vérité, de la beauté, et de ce point de vue, l’entité sioniste et ses avions infanticides sont la tentative vaine de créer un Dieu conforme à son image, ou pire, d’intimider Sa majesté, ce qui revient à un égoïsme surhumain, à forger, bâtir, dirait la franc-maçonnerie, un humanisme fanatique : « car si on s’imagine qu’au delà des cieux il n’y a rien que des espaces imaginaires, et que tous ces cieux ne sont faits que pour le service de la terre, ni la terre que pour l’homme, cela fait qu’on est enclin à penser que cette terre est notre principale demeure, et cette vie notre meilleure ; et qu’au lieu de connaître les perfections qui sont véritablement en nous, on attribue aux autres créatures des imperfections qu’elles n’ont pas, pour s’élever au-dessus d’elles, et entrant en une présomption impertinente, on veut être du conseil de Dieu, et prendre avec lui la charge de conduire le monde, ce qui cause une infinité de vaines inquiétudes et fâcheries. » prétendait avec raison Descartes dans une lettre du 15 septembre 1645 à sa correspondante philosophe la princesse allemande Elizabeth de Bohème !

Cette démesure humaniste dont le sionisme est frère, cause la tragédie de Gaza et entraînera dirait tout psychiatre attentionné de l’Histoire, le suicide de l’entité sioniste, et l’effondrement de l’illusion humaniste, de l’égoïsme trop réfléchi et pratiquement athée à force d’être plein de soi et du sang des autres ; Dieu seul sait davantage !

 
 
 
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