J’imagine un endroit inconnu de mes yeux,Où s’accumuleraient les souhaits contradictoiresDe travail et repos, de mets délicieuxEt de faim salutaire ou de désirs sincères
Et quelle forme aurait la statue édifiée,Pourrait-elle en tableau orner cette demeureOù Allah règne en maître et non point en idée,D’une façon vivante et pour nous mystérieuse ?
Elle ressemblerait à ce tourment très brefComme l’est une attente au moment de se voir,Quand tout paraît bien mort, comme vogue une nefSans montrer d’équipage, sur un océan noir !
Puis le soleil reluit et tout s’effondre alorsDes fausses constructions, des peurs insolitesEt les douleurs passées sont toutes chassées dehors !Vous paraissez ainsi, comme viennent les fêtes :
Attendues, mais toujours de forme originale,Car un plaisir renaît toujours par la parole.
