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La bombe atomique d’Hiroshima et ses leçons !

lundi 11 août 2014, par Pierre Dortiguier

Il suffit de penser que ce moment du mois d’août est celui du largage de la bombe atomique sur Hiroshima qui sera suivi de la même terreur de feu sur l’autre ancienne ville en partie chrétienne également, du Japon, Nagasaki. Le président Truman avait d’abord refusé cette horrible mort de civils, et certains spécialistes le lui avaient imposé. Soit, et l’Église dite catholique, si elle a protesté par la voix de son chef, a été cependant aux États-Unis jusqu’à bénir le bombardier et son équipage, dont un membre vient de mourir. L’autre pilote, décédé en 1997, Paul Tibbets, ne voulait pas que ce sinistre exploit soit porté sur sa tombe !

Il y a le fait de cette destruction qui en lui-même mérite d’être examiné, car les bombes ont été conçues pour exploser en altitude et ainsi réaliser le plus de destructions physiques et matérielles. Il y a là un sadisme indéniable, qui serait bien la signature de ceux qui y ont poussé un Président Truman réticent. On sait par les récits des survivants que des monstruosités apparaissaient sur les corps. On doit se représenter ce que fut cette année de la paix américaine et soviétique, marquée par les deux noms de la cité saxonne, Dresde, dite la Florence de l’Elbe, détruite en février, et en août la japonaise où des indigènes avaient eu leurs martyrs catholiques et les Jésuites bâti un hôpital et un institut.

C’est sur l’inhumanité que repose l’après guerre, sur le crime et donc le désordre des consciences, des sociétés et autant des hommes que de la nature en soi. Ce fut une révolte contre Dieu et sa Création. C’est ainsi que les bons esprits l’on comprit, et le mérite de l’Iran religieux aura été de proscrire pareille arme, que l’Allemagne, comme on le sait désormais avait découverte et partiellement préparée et qu’à son honneur, elle refusa d’utiliser, comme en témoigne un entretien recueilli par le viennois et longtemps madrilène, l’ingénieur Otto Skorzeny, célèbre par ses commandos d’élite, dont sa libération de Mussolini, au massif italien du Gran Sasso est le fait audacieux le plus connu, dans ses Mémoires intitulés « La Guerre Inconnue », où il recueille la confession de son chef, alors alité, qu’il ne voudrait pas ouvrir une nouvelle ère qui réduirait le monde à quelque Amazonie.

« Savez-vous bien Skorzeny, me dit-il, que si l’énergie libérée par une radio activité artificielle était libérée ce serait la fin de la planète ?
Les effets pourraient être terrifiants...
Ils le seraient !... Aucune nation, aucun groupe d’hommes civilisés ne peut prendre de telles responsabilités. De riposte en représailles, ils disparaîtraient eux-mêmes fatalement. Seules peut-être des peuplades comme celle du haut-Amazone ou des forêts de Sumatra auraient quelque chance de survivre. »

Skorzeny de commenter : « Ces réflexions que me fit en passant le Führer, durèrent à peine une minute. Mais cette minute a compté pour moi, lorsque en août 1945, en début de ma captivité, j’appris que deux bombes atomiques avaient été jetées sur Hiroshima et Nagasaki, bombes inutiles puisque l’empereur du Japon avait déjà demandé aux Américains leurs conditions de paix » [1]

L’Histoire révèle que le Projet Manhattan, dont on fait souvent grand cas, qui aurait abouti à la fabrication de cette bombe diabolique ou satanique, se déclara en faillite en juin 1944, et tout porte à croire que les Américains achevèrent ce qu’ils avaient trouvé en Thuringe, et en Bohème, et que ce crime contre le peuple japonais fut une œuvre de curiosité destructrice, d’où les deux bombes consécutives. Elle n’étaient pas destinées à vaincre, mais à faire connaître les assises de la terreur !

Quoiqu’il en fût, la république américaine, dont les Pères fondateurs défilaient avec le tablier en peau de cochon des loges maçonniques, est entachée de ces souffrances infligées à des innocents, et que l’alarme doit être donnée contre la possession de cette force matérielle inhumaine, qui n’est plus même une arme, mais un cataclysme, par l’entité sioniste dont le mépris du peuple et le sadisme ou joie de tuer les Syro-palestiniens lui sert d’âme.

Il semble que nous nous orientions, près de 70 ans après Hiroshima, vers une permission accordée au régime de Tel-Aviv d’user de ses armes de destruction massive, comme il l’entend, puisque la différence entre lui et le monde est que l’un rend compte à Dieu, et l’autre se prend pour son égal même, et par une hypocrisie sordide, prépare l’opinion à son emploi, en se donnant des airs de victime d’un Iran martial atomique imaginaire.

Qui ne voit que toute la campagne calomniatrice anti-iranienne sur le thème du péril atomique, ne sert qu’à justifier le traitement à la Hiroshima des victimes du sionisme, à savoir non pas seulement la Palestine ainsi désignée, mais une autre plus grande Palestine, pour ainsi dire, plus large que l’Iran, le monde même ? Nous avons le précédent américain, sorte de clefs ouvrant la porte infernale de l’horreur israélienne possible ! A cet égard la commémoration du martyre du Japon est une manière de ne pas oublier le sort que voudrait réserver à ses victimes le régime occupant Al Qods.

La campagne contre Téhéran, malgré les charmes qui en dissimulent l’intention destructrice, à laquelle peut succomber un certain clergé plus adamique que véritablement mahométan ou alide, c’est-à-dire métaphysiquement convaincu de sa morale individuelle et du bien commun supérieur à l’instinct révolutionnaire des individus désagrégés en une masse volatile, - celle des révolutions colorées -, cette campagne interminable, prépare le grand soir de la République universelle, qu’éclaire non plus le soleil naturel, mais l’artifice des destructions atomiques.

Là où le chef allemand a reculé d’horreur, et avec lui une forme de culture européenne dont Bayreuth était la Mecque, pour ainsi dire, ceux qui ont fait du cinéma la drogue à fantasmes croient éclairer leur destin messianique, alors qu’ils signeront la perte d’un monde, de ce monde, dont le prince se croit invincible pour avoir fait tomber les tours du 11 septembre !

Notes

[1] Op.cit. Albin Michel, Paris 1975, 442 pp. ch. 3, « Pourquoi Hitler ne fit-il pas fabriquer la bombe atomique », pp.153-155

 
 
 
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