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L’Iran parlementaire

mardi 6 mars 2012, par Pierre Dortiguier

Il est double façon de faire disparaître
La beauté puérile et la forte innocence
D’une race avide de sentir et connaître
Abuser du désir en vidant sa substance.
C’est à quoi sont rompus les chefs qui la gouvernent ;
Et parmi ces élans, dont est le renouveau
De l’Iran observé de forces qui le cernent,
Est son civisme ancien dont parle Gobineau*
Qui fait que l’on dispute et change son avis
Du matin éclairé au soir très ombrageux,
Et que des Parlements, jusqu’aux oiseaux ravis,
Dans leur Etat aussi, s’estiment courageux !
Un homme alors paraît, ou aussi quelque femme,
Ainsi qu’à l’Opéra le ténor à l’orchestre
Fait naître une envie de déclarer sa flamme,
Au parterre de fleurs qui sont filles à renaître !
Le peuple** alors se tait et admire en secret
Celui qui fait vibrer la corde de l’archet !

* "Le Grand Roi, une fois intronisé par le consentement des vassaux et exerçant les droits restreints que la constitution lui accordait, n’était réellement puissant que par sa valeur intrinsèque, et la mesure de son influence était fixée par celle de sa force. Ce que le droit lui donnait était si peu de choses qu’il devait éprouver constamment le besoin de l’augmenter dans la pratique, et quand il était habile et vigoureux, il y réussissait, autrement non. " Histoire des Perses, tome II, L’Iran après la mort d’Alexandre, p.487.

** "Un peuple ne reçoit, intellectuellement parlant, que dans la mesure où il donne lui-même." Idem, tome II, L’Iran sous les Parthes, p. 519.

 
 
 
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