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L’Autriche philosophe

mercredi 1er juin 2011, par Pierre Dortiguier

Naissance d’un réalisme de conduite et d’une liberté d’invention

L’Autriche philosophe - comme l’Autriche baroque –plutôt une « idée » qu’une classe de critères figés - ne se laisse pas surprendre, car elle se tient en retrait, sous le tourisme de nombreux esprits positifs, réalistes, ou après le mot d’Auguste Comte, « positivistes ». Son action ou sa force créatrice, à parler politique, est sinon dissociée, du moins distincte de l’ensemble du domaine germanique, suivant cette pensée profonde de Klemens, prince de Metternich (Coblence 1773 -Vienne 1859), qu’il n’y a point de peuple autrichien, mais rien d’autre qu’un Etat gouverneur et administrateur de peuples, attaché aux localités, plus qu’à ce que les Français napoléoniens ont nommé « une grande nation ». C’est ce dernier libéralisme philosophique que la puissance autrichienne a retenu longtemps, en donnant naissance à un réalisme de conduite, comme aussi à une liberté d’invention que la tendance dominante européenne du positivisme, autre désignation du goût des généralités, s’est efforcé de restreindre, de réformer et d’énerver.

Un critique autrichien, Aloïs Schmiedbauer, préfaçant l’ouvrage admirable de l’artiste photographe Stefan Kruckenhauser, collection de 180 vues de constructions architecturales, de sculptures et de sites de son Heimat (home), sous le titre de « Beauté cachée », « Verborgene Schönheit, Bauwerk und Plastik der Ostmar », chez Otto Mueller, Salzbourg, (Leipzig 1938, 215p. ) conclut que « c’est la chaude pulsation vitale qui emplit la patrie et sa population, et a reçu forme dans l’ange du baroque », das im Engel der Barockzeit Gestalt erhielt.

L’Autriche est-elle donc une loi écrite, un Créon autoritaire par nécessité, comme le suggérait la constitution de « peuple d’Etat » (Staatsvolk) ou, à l’opposé, selon le vœu d’Antigone, défendu jusqu’au sacrifice, une loi non écrite ? La scène tragique de Sophocle obsède – pousse même dans les affres de la mélancolie- la vie d’auteurs dont la généralité (die schaffende Kraft) a été exercée et hautement cultivée dans un Empire diminué par des machineurs ruineux.

Mars et Mercure confondus

Un tel conflit est à l’œuvre dans les disputes de l’Autriche philosophique, partageant le camp de la métaphysique et de ses adversaires- comme le physicien Ernst Mach (1838, Turas en Moravie- 1916, Haar, près de Munich) persécuteur de son collègue, savant non positiviste, Ludwig Böltzmann (1844,Vienne, 1906, Duino, près de Görz), enfant d’une ville longtemps ingrate envers lui, échauffant les esprits de cette capitale, rouge de ses apostasies ontologicides : paradoxes affinés et retournés des ponts baroques de Prague (concurrente médiévale de la Sorbonne) sur le Ring, et le signe de l’épuisante lutte de titans contre un Dieu innommable qui, telle la philosophie moderne, « absorbe toutes les sciences » une belle expression d’Emile Littré (in Conservation, Révolution et Positivisme, Ladrange, 1852), plus proche donc de l’aveuglement saturnien que de l’éclat de son fils tonnant.

Quant à l’Autriche philosophe, ses traits maternels, sont ceux de Maria-Theresia, énergiques, anticipateurs de la fatalité, dans sa correspondance française, durant la guerre de Silésie, avec le futur Joseph II, d’humeur pédantesque, lorsqu’elle objecte au pacifisme utopiste d’un rêve filial l’expérience du mal belliqueux, d’où justement la Raison, coercitive et éleveuse, puise sa seule tâche ! Où cependant – et plus étroitement qu’entre deux despotismes bureaucratiquement éclairés, comme fut l’affinité du Frédéricianisme et du Joséphisme- la gloire de cette Autriche s’est-elle, osons le dire, pour l’éternité – ainsi qu’un relief saisit notre enthousiasme- mieux manifestée que dans la dédicace offerte de la Monadologie par Leibniz à son pieux stratège, le prince Eugène ? « Il y a lieu de croire que chez les Germains, Mars et Mercure estoient confondus, ces peuples n’estimant que les armes, comme encore Woden ou Odin des Saxons répond sans doute le plus à Mercure ; cependant c’estoit encore un grand guerrier quoyque cru magicien en même temps » (Lettre de Leibniz, 28 Mai 1697, Hanovre, à Nicaise).

Restituer l’esprit maria-thérésien dans le portrait que donne un personnage de son père.

Tournons-nous vers la littérature contemporaine pour cueillir par une fiction romanesque l’appréciation de certain ton philosophique universitaire autrichien ; celle que le public lettré a nommée l’« Ebner-Eschenbach unserer Tage », par allusion à la romancière et poétesse morave, d’esprit social et attachée à la tradition [1] restitue cet esprit maria-thérésien dans le portrait que donne un personnage de son père, dans un contexte étranger, celui de la guerre intestine espagnole.

« Il est agnostique (agnostisch) comme de nombreux êtres sont indifférents à l’art, béotiens – amusisch- non pas par manque de talent, mais au contraire, parce qu’ils n’ont pas développé l’organe nécessaire à cela et s’en défient. Il succombe à l’erreur de l’historisme ; il ne voit des deux mondes qui s’articulent dans l’homme qu’un seulement, tenant la moitié pour le tout. Il croit incarner le progrès, mais n’est que le représentant d’une époque qui va à sa fin. Nous sommes en plein dans une calamité que les générations avant nous ont provoquée avec leur agnosticisme. Maintenant, elle tombe sur nous. Je le comprends, mais c’est lui qui ne peut me comprendre. Toujours ce que je fais est faux : si je lui dis ce que je pense, alors je le vexe. Si je ne m’explique pas, il peut alors supposer que ce n’est que défaillance de ma pensée.[…] mais tout ce que j’ai écrit là, confesse le personnage, dans cette Lettre madrilène de 1935, « ne touche pas le propre des choses » (das eigentliche). Toutes les fois que je pense « Père », je me sens toujours face à une autre force. Mon père terrestre et moi nous éloignons l’un de l’autre, à la vitesse de corps célestes » [2]

Qu’entendre de plus précis par ce terme d’« agnosticisme » forgé en 1869 par le physiologue darwinien de Londres Thomas Harry Huxley (1825-1893) qu’une hypothèse ou une tendance savante jetée sur un terrain douteux, si nous pouvons rapporter les propos de notre bon maître de Sorbonne, qui avait participé au Congrès International de Philosophie à Prague sur ce «  milieu, exception faite de quelques-uns, des Allemands et surtout de l’intelligence aristocratique hongroise, très-médiocre du point de vue humain ». [3]

L’Autriche philosophe réagit comme le prince de Ligne (1735 – Bruxelles - 1814, Vienne) averti que ces gens le pillent : « Je n’ai jamais pu renvoyer personne ». C’est elle encore qui inspire à Maria Christian baron von Ehrenfels, élève de Franz Brentano (1838- 1917), neveu du poète catholique Klemens – cette réflexion, après l’avoir reçu dans la beauté de son domaine du sud du Waldviertel : « Il voulait plus donner que recevoir » (Er wollte mehr geben, als empfangen) [4]. Les érudits lisent sur ce point Aristote très « autrichien » en cette matière ! Ou aussi « Ora ut corde plus videas » (prie pour que tu voies davantage par le cœur), comme s’en exprime un saint autrichien légendaire, in Vitas Severini, par Eugippe.

Will unsere Zeit mich bestreiten Ich las es ruhig geschehen Ich komme aus anderen Zeiten Und hoffe in andre zugehen

Que si notre époque me veut donc combattre, Pour moi, je la laisse doucement paraître ; Je viens d’autres époques Espérant d’autres Pâques

(traduction libre de Franz Grillparzer, 1791-1872, viennois, archiviste de la Hofbibliothek).

Austrianiser, c’est…

Trois faits importants de l’histoire autrichienne pour brosser la physionomie de ce « père terrestre ». En 1819, le pragois Bernhard Bolzano (1781-1848) est démis de sa chaire pour cause de théisme. Son rationalisme, développé de manière indépendante, sinon excessive, aboutissant à des considérations insoutenables par la scission de la logique et de la psychologie, fait de son œuvre un trésor d’inventions et d’audaces, en bref un précurseur des phénoménologues, volontiers imitateurs discrets, et surtout de la théorie des ensembles Mengenlehre, du pertersbourgeois Georg Kantor. Austrianiser dès lors signifie formaliser.

« Le nouveau ministre de l’éducation Exner, homme au cerveau très capable dont chacun espère de grandes choses. » écrit Richard Wagner, Vienne, 12 juillet 1848, à sa femme Minna. En 1848-1849, la réaction politique entraîne une persécution de la pensée hégélienne, inaugurée déjà à l’université pragoise par un disciple de Herbart et de Jacobi, et un discrédit officiel de ce qui se réclame de l’idéalisme. L’autorité administrative installe un positivisme d’Etat, sous l’aspect d’une pédagogie herbartienne convertissant l’unité ordinaire de tout système métaphysique en objet disparate de l’attention, que des sciences auxiliaires (Hülfsmittel) peuvent seules aménager (umarbeiten). L’initiateur en est «  Ministerialrat », d’origine tchèque, Franz Exner (1802, Prague, 1853, Padoue), qui achève sa carrière commissaire du gouvernement en Lombardie, professeur depuis 1831 à l’université de Prague. Son auxiliaire est Robert Zimmermann (1824-1898) disciple de Bolzano ; un autre collaborateur, de père tchèque et de mère allemande, Josef Wilhelm Nahlowsky (1812-1895), dont le catholique hégélien, prêtre défroqué Smetana fut la victime administrative, organisa l’université de Graz en bastion du pragmatisme, et jeta les bases de la dite « Ecole de Graz » (Grazer Schule) autour d’Alexius Meinong (1853, Lemberg, 1920, Graz) fait chevalier Ritter von Handschuchsheim. Avec un tel ministre énergique, sans oublier l’aide du professeur Hermann Bonitz philologue, éditeur d’Aristote, qui appliquera en Prusse, comme ministre de l’éducation, ces réformes autrichiennes en 1881 et aussi celle de Léo comte de Tun et Hohenstein (sous le ministère Schwarzenberg), une pédagogie pour les écoles techniques et les lycées donne à la philosophie le rôle de propédeutique à la méthode scientifique.

L’effort d’une didactique

Le ton autrichien en philosophie désigne alors bien, comme dans l’œuvre d’Aloïs Höfler (1853, Kirschdorff) dont le père était intendant de la propriété des Ehrenfels en Basse-Autriche, l’effort d’une didactique. Austrianiser est toujours l’art de didactiser. Aloïs fut aussi l’animateur de l’Union Wagner et initia Ehrenfels à l’étude du maître de Bayreuth qui fut prisé en Autriche. A Graz se trouve une reproduction de la Villa Wahnfried, et l’Autriche se paratgeait entre les partisans de Brahms et du génie wagnérien. Le célèbre Franz Brentano déjà nommé, fils de Louis, le frère du poète, abandonne l’état ecclésiastique, est obligé de céder pour cette raison son poste universitaire de Würzburg, en trouvant refuge à Vienne, de 1874 à 1880. Il y reçoit le privat-dozent T.G Masaryk, le 22 mars 1879, présentant sa thèse sur la sociologie du suicide. L’influence de son radicalisme réduisant l’exigence d’a priori à un état psychologique orienté vers des jugements de valeur, ne recouvre, comme en témoigne l’examen de sa bibliothèque, qu’un intérêt exclusif à la subjectivité de l’expérience. Les traces de Hume et de Berkeley effacent l’effort de résistance opposée depuis Kant, sérieusement quoique en vain, aux affronts de négation de toute pensée de l’être. L’intérêt autrichien universitaire aux valeurs relève d’une psychologie descriptive et génétique. A partir de lui se développe un nihilisme métaphysique - selon l’expression heureuse de son élève et adversaire Maria Christian von Ehrenfels -, dont le fond de génie, commente le dramaturge et poète Gérard Hauptmann [5], sur sa tombe de Lichtenau, est, au sens du polémos héraclitéen, rappelé par Jean-Marie Benoist, dans son article sur l’Aube de la philosophie (Revue des Deux-Mondes, octobre 1988), de kriegerisch «  fécondant ou paternel ». L’Autriche des philosophes et des savants néopositivistes : un rejeton de Protagoras d’Abdère pour lequel l’homme est la mesure de toutes choses, et le moi un naufrage de la conscience ; une noiraude fille de Cadmos, eût dit le poète grec, celle des brentanides, des machistes. Il est un autre qui n’est point fardé de science pour dissimuler le mal du rationalisme sur son visage ; c’est l’Autriche mi-poète, mi-philosophe, anti-moniste (moniste chez le Silésien Christian Wolf (1679, Breslau -1754, Halle) - « Monista dicitur qui omnia ad unum reduci vult, cf. Psychologia rationalis, 1734 ,Halle. » (On dit Moniste celui qui veut tout réduire à un), désignant la réduction univoque (eindeutig), de l’être au paraître, du Sein au Schein, à quoi s’emploie l’empirisme de l’image unitaire du monde, du Weltbild, sévérinienne (d’après l’image léguée de saint Séverin, l’apôtre du Norique), résistant, tel l’ami d’Odoacre, dans son ermitage, à l’arianisme sécularisateur ; brucknérienne, boltzmanienne, consumée sur l’autel du Logos, héroïque et aimable.

Elle formalise ou « gestaltise » (ars personandi, art de faire résonner à travers), didactise ou dramatise, génétise ou hiérarchise, pragmatise ou régénère.

« En cachant ainsi leur talent, ils ont induits en erreur ceux qui laconisent- dirons-nous, austrianisent ?- dans les différents Etats » (Platon dans le Protagoras, 342 a, ceux qui laconisent faisant allusion à ceux qui sont à l’école de la légendaire Sparte, dite en grec Lakôn, en suivent la discipline)

« Nature se cache ! »

L’Autriche philosophe – et non pas l’Autriche des philosophes, ainsi que l’on dit, d’après un bon mot du professeur Michael Benedikt (né le 17 novembre 1928) - vrai enfant de Vienne qui eut le courage de dénoncer la trahison de Fichte envers Kant qui fait le lit du fleuve positiviste submergeant toutes les terres de la raison- !- l’Autriche des montagnes ou des jolies femmes- est précisément ce talent caché. Ce que Héraclite, entendant la vitalité d’une telle pudeur, dit dans son fragment sur la nature : « Physis kruptestai philei », « nature se cache ! » (phile ayant le sens de sphilei, ou self, Selbst, le réfléchi, le soi). Telle est la qualité de l’impensé de la vérité que les dénommés premiers Grecs entendaient par aléthéia. Là est par ce philei (amat) signifié une racine de soi, abandonnant les sarments coupés et arrachés d’elle par une sorte de morgue de la raison, - quoddam veluti rationis fastu- à ceux qu’émerveillent les seules formes.

Article de Pierre Dortiguier paru dans la Chronique philosophique de la Revue des Deux Mondes de Janvier 1990, pp. 208 à 213.

Liebiegsgasse, Zweiter Stock ! ( Rue Liebig, deuxième étage)

Il est tout près du Ring une calme ruelle
Disant de Metternich l’ardent admirateur (a)
Qu’à son aide Pomone dans les jardins appelle
Pour vaincre l’énergie d’un terrain destructeur.
 
Ce fut en cet endroit, dans la Liebigsgasse,
Que fut « auf einem Streich »(b) rapporté le combat
Livré entre Géants que l’Olympe oppresse
Sur la pente aveugle d’un perpétuel Sabbat.
 
La postérité d’Enée, Rome, Alexandrie,
Jérusalem aussi que rabaissa Pompée
Ont cultivé des Grecs la voie de système
D’une bi-dimension à la Croix usurpée :
 
Ce monde assez borné qu’un Dieu mécanique
Achève de guider en démiurge imparfait
Que le hasard corrige régulant la barq
D’un Messie orateur fut par Thomas défait.
 
L’Aquinate vainqueur eut en gain l’a-théisme
Qui détruit des démons le piège corrupteur
Renfermé par magie sur un vivant abîme
D’où renaît un vouloir contingent et moteur.
 
Richard de Saint Victor qui dit « plus qu’un homme »
En ouvrant cette voie qui brise tout rapport
Equivoque à l’Etre, en branche troisième,
Quand déterminer n’est plus le seul support.
 
Le Prussien (b), le premier, a ébranlé le temple
Que de faux empiriques reconstruisent en vain,
Pavant de leurs Mondes une route trop simple
Vers un autel sans feu de culte inhumain.
 
Ainsi entre deux fonds, l’origine et l’abîme,
Quarte dimension est pour Kant le sublime.

Le chimiste Liebig soutint le chancelier Metternich d’un trait, expression lancée devant nous par M. Benedikt durant son exposé accompagné du geste orchestral ! Immanuel Kant.

Notes

[1] Fille d’un maître célèbre de l’université Karl-Ferdinand transformée, après le premier conflit mondial, en Institut allemand de Prague, la « lionne », à parler astrologie, Imma Yseult mariée von Bodmershof, née von Ehrenfels (10 Août 1895,Graz, en Styrie-26 août 1982 à Lichtenau, près de Gföhl, Basse-Autriche, la veille d’un congrès réuni pour célébrer son père auquel nous refusâmes, pour cette raison de participer), fiancée, notons-le, au martyr Norbert von Hellingrath, tombé à Verdun- auquel on doit le concept de « peuple hölderlinien » (das Volk Hölderlins) pour faire pièce à un corps de Goethéanisme, sinon acéphale, du moins, comme le cartésianisme, aux yeux de Leibniz, borné. La baronne Bodmershof que nous visitâmes en septembre 1973 a introduit en allemand le genre des Haiku japonais, et par ailleurs entretint une correspondance avec Heidegger et sa femme Frida. Son frère cadet Rolf Umar, né en 1901 à Prague où la famille résidait, et qu’elle nous présenta dans le Jura suisse, à Essertines-sur-Rolle, avec la doctoresse en droit Molzer, au printemps 1975 fut une personnalité musulmane de renom international, qui fut emprisonné par l’Angleterre aux Indes. Son influence fut forte sur le continent africain, comme dans le sous-continent indien.

[2] Imma Y. Bodmershof, Die Bartabname Oesterreischische Verlagsanstalt, Wien, 1966

[3] René Poirier (1900-1995), professeur de philosophie générale et de logique à la Sorbonne, membre de l’Institut

[4] « Ehrenfels-Nachlass Grazer- Forschungsstelle. »

[5] Hauptmann, en maison de repos, assista de loin à l’incendie de Dresde par les forces anglo-américaines.

 
 
 
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