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L’ASL et les Monaféqines : même combat ?

samedi 11 août 2012, par Pierre Dortiguier

Une remarque judicieuse du comte Gobineau - idée que Richard Wagner apprécia et fut même à l’origine de la première attention qu’il lui porta, au cours d’une réception à Bayreuth - est de citer la chevalerie syro-iranienne comme modèle ensuite décrié – sous la caricature de Don Quichotte - de la règle de conduite castillane, devenue, aux Temps Modernes, modèle de l’Espagne et de l’Europe. C’est cette chevalerie qui traversa l’Islam et le Christianisme et venait de bien haut, que la nouvelle Croisade U.S., de l’Empire –dit Soral- veut affronter, et se ressoude, si Dieu le veut, aujourd’hui contre les Sancho des comités et notamment des sectaires qui montrent la nature de leur « fraternité » espérant dresser une guillotine, sur le modèle jacobin et du « frère » Cambacérès (qui donna sa caution juridique à la Terreur et rédigea le Code Napoléon, dans un sens plutôt favorable aux Gays !), à Damas et Alep puis à la « moitié du monde » à Ispahan, sur la place des futurs libérateurs « du crime » !

La rupture du jeune de cette nuit du 4 août aura permis à des Parisiens et leurs invités représentants du « peuple » - savoir, en langue des médias, des bandes armées qui terrorisent l’Orient dont, en premier les Monafeqines biens en vue, il faut le noter, au Palais du Luxembourg, à la présidence du Sénat, avec leurs armes des Etats-Unis, de l’Angleterre, de l’entité sioniste aussi, et last but not least, de nos moyens de communication sophistiqués,- de lancer un appel aussi vibrant que celui du 4 août 1789, nuit de l’abolition des privilèges conduite par l’homme le plus riche de France, le duc d’Orléans : chacun se défaisait, au coup d’envoi politique de la Révolution française, de ses devoirs particuliers, décriés comme « privilèges » et remettait le destin du pays à des comités dont les mots d’ordre étaient le pillage du clergé, puisque l’argent n’a pas d’odeur, l’anarchie conduisant à la Terreur et au génocide vendéen, bref, l’éradication durable du Christianisme de l’Evangile par la maçonnerie ! La fleur du laïcisme ayant poussé dans ce marais où pataugeaient, ce 4 août dernier, à la tombée tardive de la nuit, les responsables des mosquées républicaines, dont celle d’Evri !

Mais, direz-vous, c’est une nuit du 4 août musulmane respectable ! Oui, et pas seulement arabe, mais qui rassemble tous ceux qui demandent, en ce mois béni de Ramadan, que le diable s’écarte de leur chemin : mais qu’ils se rassurent, Satan –que Goethe a su mettre en scène dans ses deux Faust- rit dans les coulisses de voir cette bêtise humaine qui l’aurait conduit à son propre péché de la mépriser, dès sa création ! Péché d’orgueil et de présomption, commentent les théologiens, mais existe-t-il une faute encore plus grave, que serait le suicide, son autoanéantissement en délestant ainsi l’ennemi du genre humain du soin d’inventer des pièges, puisque le gibier s’offre sur la table des convives occidentaux ; dont la place d’honneur est bien sûr à ceux qui martyrisent les Palestiniens, les Bahreïni et hier voulaient incendier leur propre pays en le livrant à la coalition antiiranienne, et en le saignant par le terrorisme ?

L’information reproduite sur le site de l’IRIB, que Homs est jumelé par eux avec Aschraff, camp d’entraînement irakien des « Moudjahidines du peuple » plus exactement désignés comme Monafeqines, a la signification d’une formule permettant de comprendre la situation actuelle !

De tout événement un sens principal se dégage : hier, au 4 aout 1789 chacun de nos « Grands Ancêtres » s’étreignait en se disant ému par l’égalité et la fraternité, faisait mine d’abandonner ses titres, mais conservait sa fortune en méditant de l’accroître par le désordre ; cette révolution était un spectacle pour dissimuler au « peuple » qu’on ne changeait que de tête !

Aujourd’hui la révolution prétendue dans les pays arabes, cette appellation de « peuple » que se donnent des Monaféqines, ces paroles de croyant sur des visages d’assassins et de drogués ravis du sang que répandent « les rebelles » et des violences commises contre des prétendus « mécréants », ont le même sens spectaculaire ! Quelle honte que de transformer la rupture du jeûne en mise en scène !

Il existe un précédant français : lorsque l’évêque Talleyrand célébra une messe, publique pour le 14 juillet 1790, fête de la Fédération, il aurait dit au « frère » maçon La Fayette – le marquis révolutionnaire initié par Washington aux USA : « surtout ne me faites pas rire » ! Sur ces vieux jours, le ministre Talleyrand s’est assagi ! Rendons-lui justice :

Les mascarades auxquelles nous assistons, sont identiques à celles qui auraient pu tuer le Christianisme en Europe s’il n’y avait pas eu le sang des martyrs. Il en va de même pour l’Islam menacé d’un empoisonnement subtil, si le sang des martyrs, qui est le vrai jeûne pour purger l’histoire, avec la lutte étatique et la mobilisation patriotique syrienne (Liban et Palestine compris) et iranienne ne le purifiait !

Cette réunion du 4 août 2012 donne un triste spectacle renforcé par la mémoire de toutes les bassesses des responsables religieux musulmans depuis la colonisation, laquelle, sans cette servitude, n’aurait pas trouvé de quoi creuser de fondations suffisantes à son édifice. En cet instant nous voyons ce que les mots de « Musulmans de France » ou de Musulmans éclairés entendent désigner au siècle de Tarik Ramadan, sous les lustres du Qatar, à savoir un alignement sur un objectif politique qui n’est pas civiquement français mais cosmopolite ; l’axe Aschraff-Homs est la ligne de pénétration du nouvel âge américain, et il ne sert de rien de plaindre les Palestiniens ou de vilipender les sionistes, si l’on est aveuglé au fait que le « Grand Israël » est plus à New York qu’en ancienne Palestine, que l’armée sioniste est plus active dans l’OTAN qu’à la frontière du Sud-Liban où elle se terre !

Comment nos gens du nouveau 4 août vont-ils mener leur révolution ? D’abord en suivant leurs grands ancêtres : quelque délégué des Arabes de Syrie représentera le « peuple » syrien, car le peuple n’est pas dans le pays, mais dans la « reconnaissance » - mot qui fut expliqué à François Hollande reçu en invité dans un temple maçonnique fin 2011 - que lui en font nos experts en Lumières, tels les sénateurs du Luxembourg, qui savent distinguer entre un peuple et une population : le premier mitraille les opposants syriens à leur politique, à savoir la majorité de la Syrie ; et la population, ce sont tous les Syriens que vous voyez soutenir leur Etat et leur Président comme chef d’Etat, sur les places publiques. Mais en langage d’initiés, ce sont des « fanatiques » (les Monafeqines parlent du « régime des Mollahs » en ce sens) mais tous les hypocrites qui jeûnent et croient tromper Dieu se font des illusions, et ceux qui les suivent, parce qu’ils les craignent, manquent de discernement.

Il faut jeûner aussi intellectuellement, dégorger ce poison des Mac Donald de l’information, et si je devais convoquer un témoin du Ciel, je ferais venir le Réformateur saxon chanter, inspiré des Psaumes de David « Mon Dieu est une forteresse imprenable » ! Paroles que Bach a mises en musique !

Un conseil au dupes : quitter le Sénat qui vous flatte par des paroles onctueuses, regardez qui vous applaudit, bref, pendant cette fin de Ramadan, lisez aussi le fabuliste La Fontaine et prenons de la France l’école du bon sens, et non de la légèreté criminelle et théâtrale, hystérique !

 
 
 
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