Certains verront Noël dans des flammes tristesQui brûlent leur printemps et ils n’attendront pointDe voir réduites en cendres autant de ces branchettesEteintes dans l’âtre que tes pas ont rejoint
Tu t’y est souvent assis, négligeant les leçonsQue la conscience seule est capable d’entendre,Car elle est un miroir auquel nous renonçonsQuand la buée du corps ton âme veut éteindre !
Il n’empêche, le froid est répandu ici,Dans la maison d’antan où j’ai senti venirL’or mêlé à l’argent, le soleil adouciPar le goût bien amer d’un charmant souvenir ;
Je vois vos pas monter une allée au matin,Ce sont ces branches vertes emplies de leur rosée,Puis tout va s’éclaircir, et s’emplir un butinQue l’on cherche à gagner dans cette traversée
Appelée l’existence et terminée au port,Où sont nos amarres entourées de chaînes,Car le navire est nous empli d’un beau trésorFormé de beaux yeux doux que l’on accorde aux reines !
Mais c’est là un royaume aussi imaginaireQue l’Iran sans Chiraz, Faezeh sans mystère.
