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Définition et application des critères ehrenfelsiens par son fils Rolf Omar

samedi 4 juin 2011

Depuis que l’on a formulé du côté nord-américain l’importance du phénomène de Gestalt pour la conception des formes culturelles, l’application du critère ehrenfelsien pour le principe des Gestaltqualités est sous-jacente à la conception des formes culturelles ethnologiques. [1] Le premier, et qui est à la base de ces deux critères, énonce qu’une forme ne peut pas être conçue comme une pure et simple somme des éléments particuliers en quoi elle consiste, mais doit être bien plutôt vécue (erlebt) comme une espèce spécifique de forme, précisément de leur Gestalt. […] Le second des deux critères ehrenfelsiens s’occupe de la transposabilité des Gestalts, qui subsistent (bestehen) comme telles et demeurent reconnaissables, même si tous les éléments particuliers dont elles sont composées, ont été échangés. […]

Faire ressortir des structures culturelles spécifiques de la masse de faits ethnographiques devient possible par l’application justement de ce critère ehrenfelsien à des Gestalt culturelles par comparaison. Là où toujours n’importe quels types de culture, comme par exemple l’exogamie de Clan totémique, ou la grande famille patriarcale, ou la suite héréditaire en droit maternel, sont trouvées, dans la recherche sur le terrain, comme des principes constants et reconnaissables à l’intérieur, du reste, de formes communautaires souvent tout à fait diverses, ce principe de transposabilité (et de reconnaissabilité) des Gestalt entre en action.

Ce texte de Rolf Omar baron v. Ehrenfels est publié dans les Mélanges en l’honneur de son père, publié par le philosophe autrichien Ferdinand Weinhandl [2], publiés à Darmstadt, wissenschaftliche Buchgesellschaft, 1960 : Gestalthaftes Sehen, Vision attachée à la Gestalt, résultats et tâches de la Morphologie...

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Über die Ehrenfels-Kriterien in der Völkerkundlichen Feldforschung

Seitdem die Bedeutung des Gestaltphänomens für die Erfassung völkerkundlicher Kulturformen nordamerikanischerseits formuliert wurde, ist die Anwendung der Ehrenfels-Kriterien für das Gestaltqualitäten-Prinzip (Ehrenfels-I, 1890) auf die Erfassung ethnologischer Kulturformen impliziert (Ehrenfels-II, 1952, 4). Das erste und grundlegende dieser beiden Kriterien besagt, dass eine Form nicht als blosse Summe der Einzelelemente erfasst werden kann, aus denen sie besteht, sondern vielmehr als spezifische Formeneigenart, eben ihrer Gestalt, erlebt werden muss [….] Das zweite der beiden Ehrenfels-Kriterien befasst sich mit der Übertragbarkeit von Gestalten, die als solchen bestehen und wiedererkennbar bleiben, selbst wenn alle Einzelelemente, aus denen sie zusammengesetzt sind, ausgewechselt wurden (Petermann 1932, 37). […]

Die Herausarbeitung spezifischer kultureller Strukturen au der Masse ethnographischer Einzeldaten wird durch die Anwendung eben dieses zweiten Ejrenfels-Kriterium auf kulturelle Gestalten durch Vergleichung möglich. Wo immer irgendwelche Kulturen, wie z.B. totemistische Clan-Exogamie, oder die patrarchale Grossfamilie, oder etwa mutterrechtliche Erbfolge, als konstante und wiedererkennbare Prinzipien innerhalb im Übrigen oft ganz andersartiger Gemeinschaftsformen bei der Feldforschung gefunden werden, tritt dieses Prinzip der Übertragbarkeit (und Wiedererkennbarkeit) von Gestalten in Aktion.

Über die Ehrenfels-Kriterien in der völkerkundlichen Feldforschung, von U.R. Ehrenfels, in Gestalthaftes Sehen,Ergebnisse und Augaben der Morphologie, zum hundertjährigen Geburtstag von Christian von Ehrenfels, 439 S. S.110. 1960,Wissenschaftliche Buchgesellschaft Darmstadt.

Notes

[1] Umar Rolf Ehrenfels, Kadar of Cochin, University (Anthropology) Madras,1952

[2] Par ailleurs spécialiste de Goethe et professeur aux universités de Kiel, Frankfurt/Main, où sa bibliothèque brûla après un raid de terreur britannique et enfin Graz, où les occupants britanniques, certainement saturés de philosophie, lui interdirent d’enseigner jusqu’à leur départ. Ses papiers, cours anciens, correspondance fut confisqués et envoyés au bureau américain de Berlin qui les retint pendant plus de trente ans et sont aux Archives de Graz, tenus comme les mémoires du diable, ingratitude envers ce protestant patriote dont l’épouse Margarete aura été l’une des meilleures poétesses du pays et de l’Allemagne même, au-delà de sa Styrie montagnarde natale. Elle était l’un des élèves préférées de Meinong ; Weinhandl reprit sa chaire de successeur du professeur Meinong, de famille militaire, aveugle, musicien en contre-basse, fondateur de l’Ecole de Graz, initiateur d’un laboratoire de psychologie expérimentale, en Autriche (Styrie) après celui de Wilhelm Wundt, à Leipzig, en Saxe.

 
 
 
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