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D’une langue adamique chez le polyglotte Erhard Landmann.

mercredi 10 août 2011, par Pierre Dortiguier

Présentation de l’expert en amérindien le saxon E. Landmann.

Je résume ici une des dissertations données sur la toile par ce polyglotte voyageur qui maîtrise la langue des Mayas et d’autres Amérindiens et aussi, comme il en relève systématiquement le rapport avec le reste des langues, le vieil haut allemand (Althochdeutsch). [1]

Pareille compétence ne lui est pas contestée par les collègues de renom, qui ne lui reprochent que le champ restreint de ses applications autour de formules sacrées, et n’ont jamais contredit son déchiffrage des hiéroglyphes mayas et égyptiens où il retrouve des lettres « latines », selon lui de la langue primitive allemande, tudesque. Mais le sacré et le divin sont, répondrait-il, au centre de l’attention saine ; et ce goût polémique nous enchante en nous instruisant.

L’auteur est, précisons-le, théiste [2], et non pas un déiste perdu dans des calculs de probabilité théologiques, comme l’a été le déiste Franz Brentano à la Belle Epoque et qui rejetterait, comme les esprits forts dont La Bruyère révèle la faiblesse, toute révélation ou question d’origine ; il ne croit en une existence, que parce qu’il en voit des traces linguistiques, - il n’est ni fidéiste ni positiviste, nullement borné - ; il constate expérimentalement et pour ainsi dire philologiquement un Dieu unique et actif, dont l’univers reçoit partout les traces, jusque dans l’île de Pâques, et dénommé ou figuré par la lettre E, initiale de Ewig, éternel ; cette même lettre, que celui que les éditeurs humanistes présentent comme Plutarque, explique dans un court dialogue « Sur le EI de Delphe » [3] avoir été mystérieusement gravée en majuscule EI sur le fronton du temple d’Apollon ; et dont il cherche le sens, l’interprétant vainement tantôt comme un « si »,« ei » en grec, ou comme l’impératif « sois » ! A moins qu’il ne s’agisse du vieil haut allemand Ei, l’œuf, ou véhicule ovoïde dessiné sur les pierres de nombreux peuples !

E dans tous les peuples et religions.

Et ceux qui entourent ce E présent dans le nom de Eve ou evic, ewig, (Adam et Eve désignant l’homme éternel et non deux êtres) sont dits E li, que nous connaissons par le cri de Jésus rapporté dans l’Evangile (Ev- signifiant l’éternité, nommément de la loi des Angles, peuple dont nous faisons les Anges (Engels), donnée par Dieu, connu comme « l’évangile éternel » tenu par un Ange dans le milieu du ciel et destiné à ceux établis sur la terre, dans l’Apocalypse (14,6) [4] et usé au singulier par de nombreux auteurs chrétiens et dans le Coran [5]), et bien sûr par le nom du prophète Elie, ou l’Emir des Croyants Ali. Li est l’allemand Leute, peuple, le russe lioud, le grec laos qui se retrouve dans la première syllabe de li-turgie, les œuvres du peuple, ta erga tou laou ; le terme Theos ou Deus dérivant de Tiusk ou Teutsch ; le mot de Jude est ce même Tjud, Tiusk ou Teutsch défiguré et non pas quelque peuple d’une histoire fabuleuse, archéologiquement insoutenable ; tout comme Israeli – nom du ministre impérialiste de la reine Victoria - signifierait dans le même miroir de la langue universelle : « es strahlt E li », « le peuple de E rayonne », « ra » désignant dans ce cas, le rayonnement matériel !

Le nom d’Allah étant All ou l’univers (Welt-All) n’est pas, l’affirme aisément Landmann, E ou El, ce qui donnerait la vérité cachée du nom d’Ali se révélant au terme du dévoilement de la famille prophétique après l’imamat caché, au retour de la justice. On comprend donc pourquoi le chiisme demeure minoritaire. Landmann observe que le nom d’Allah dans le Koran offre, à tourner le texte à 90°, visiblement en forte majuscule la lettre E, tout comme dans les hiéroglyphes des pyramides amérindiennes ou égyptiennes, et propose une lecture centrée sur la célébration de E comme Cot, ou Gott, y retrouvant les expressions tudesques E soit saint, « E ist hil », pour ist heilig, ou Cot ist evic, Dieu est éternel ; ce qui est normal pour un livre sacré !

La conviction que E ou l’Eternel dispense son enseignement aux êtres humains, ou visite la terre par un messager (l’allemand Bote, l’arabe rassoul, « rasen soll » « doit se déchaîner, tempêter », par allusion à sa locomotion !) qui le représente - que la tradition dit partout boiteux [6] - retrouve ses traces dans les langues et les dénominations de pays, de villes et de héros. A l’inverse une force destructrice qui aime à séparer l’humanité de ses ancêtres, à détruire les peuples – ce que le verbe vieil haut allemand dit sceidan – l’allemand moderne scheiden - paraît dans Schitan en vieil-arabe, que l’auteur prend comme échantillon ou dialecte de vieil allemand ; cette force athée dit-il, défigure langues et mœurs. Son achèvement est l’acculturation universelle, la mixité culturelle, le chaos. Ainsi cette force schitanienne, à forger un néologisme, nous séparerait (du verbe scheiden, Scheid) de l’ancêtre (Ahn), de la « loi éternelle », éloignerait de l’Evangile, au sens véritable : tel serait la signification de Shitân, déformé fallacieusement en Satan ; ce dernier terme ne signifiant que ce qui est à côté de (an der Seite) Satane – ou écrit au cas génitif, Satanae, dont la forme est unique car le mot est invariable- à côté de E.

Tout darwinisme est exclu dans cette perspective, - civilisation, races et animaux, et langues - étant préformés, ayant chuté au sens de la chute adamique - sur notre terre ce que dit le mot prétendument « latin » d’animal, à savoir non pas êtres animés (animalia), mais toujours en allemand, Ahn-im-All, ancêtre dans l’univers. L’humanité serait non pas autochtone, née d’elle-même par hasard, mais de colonisation adamique. Une de ses recherches montre les noms d’animaux traduisibles en vieil-allemand, du jaguar au léopard au chameau, au crocodile [7] ! J’observe que sa position est celle même en français du génie saxon Leibniz au livre III des Nouveaux Essais sur l’Entendement Humain - Chapitre II, De la signification des mots, et que ceux qui attaqueraient Landmann le trouveraient pour le défendre sur ce point de la langue primitive tudesque ou theodischa Spraha : « La langue Tartaresque qui a rempli le Nord- Est de l’Asie, avec ses variations, parait avoir été celle des Huns Cucumans, comme elle l’est des Usbecs ou Turcs, des Calmucs, & des Mugalles. Or toutes ces langues de la Scythie ont beaucoup de racines communes entre elles & avec les nôtres & il se trouve que même l’Arabique (sous laquelle l’Hébraïque, l’ancienne Punique, la Chaldéenne, la Syriaque & l’Ethiopique des Abyssins doivent être comprises) en a d’un si grand nombre & d’une convenance si manifeste avec les nôtres, qu’on ne le saurait attribuer au seul hasard ni même au seul commerce, mais plutôt aux migrations des peuples. De sorte qu’il n’y a rien en cela, qui combatte et qui ne favorise plutôt le sentiment de l’origine commune de toutes les nations, & d’une langue radicale primitive. Si l’Hébraïque ou l’Arabesque y approche le plus, elle doit être au moins bien altérée, & il semble que le Teuton a plus gardé le naturel, & (pour parler le langage de Jacques Böhm) de l’Adamique etc. »

Sur le tableau argentin : « La vuelta del malón » (1892).

« J’ai sous les yeux », écrit Landmann, « deux livres du professeur uruguayen en Histoire Diego Bracco sur le déracinement des habitants d’origine du Paraguay d’aujourd’hui et du nord de l’Argentine, dans lequel sont mentionnés des documents surtout historiques et des pièces manuscrites tirées des archives ». Ces livres sont un argument singulier, une puissante défense contre l’errance multiculturelle, mère de toutes les guerres et de la domination coloniale, même si l’auteur n’use pas du terme multiculturel et n’a peut-être pas même l’intention de l’interpréter en ce sens. Le livre a pour titre : « Charruas, Guenoas et Guaranis » et « Minuanos ». Ce sont tous des noms de tribus indiennes qui y vivaient autrefois (seuls les Guaranis y vivent encore dans une région située au nord du Paraguay). L’illustration de la page de titre est un tableau du peintre argentin Angel della Valle et a pour légende : « La vuelta del malón » ou « le retour d’un coup de main des Indiens ».

Le peintre, dans une conviction moderne coloniale, décrit en sauvages des Indiens dépossédés de leur terre ayant ravi une femme et pris une croix, avec la vision nette aussi dans le ciel, d’un OVNI. Ces familles indiennes poursuit le doctissime Allemand, écrivain agréable, au style direct, aux connaissances toujours précises, étaient nomades et ont vécu dans de petits groupes de 50 à 100 familles sous la conduite d’un Cacique. En outre, il y avait comme religieux, des Chamanes. Les noms de la plupart des Caciques terminaient par un é accentué : Tacué, Yaguareté, Carapé, Bernabé, Sepé, Beteté. Quelquefois accentué a, i, o ou u, par exemple Corayà, Olagà.

Un Cacique a le merveilleux nom vieil allemand de Nola guay guat –Nola le saint (weihe) bon (gut). Landmann insiste sur ce que ce é fait allusion à E « qui apparaît universellement (weltweit) chez tous les peuples et religions ». C’est pourquoi l’un des lieux honorés par les Indiens s’appelle aussi là-bas « Sacangi »- Dieu des Saxons (Sac) et des Angles (angi) et un Cacique se nomme effectivement Beteté. Il prie (betet, en allemand) E. Un autre lieu souvent mentionné dans les documents est appelé Tacuaremboti (là est la ville actuelle uruguayenne de Tacuarembó) « Ta cua rem boti » « s’est efforcé d’y (ta=da) atteindre le messager (der Bote) » venu de l’univers.

Notes

[1] Dont le vocabulaire à notre disposition est celui de R. Schützeichel édité en 1974 chez Max Niemeyer à Tübingen (257pp.sur deux colonnes).

[2] « Qu’est-ce qu’un théiste ? C’est celui qui dit à Dieu, je vous adore et je vous sers ; c’est celui qui dit au Turc, au Chinois, à l’Indien et au Russe : je vous aime. » Voltaire, Dictionnaire philosophique, article, théisme.

[3] « Ceci vraisemblablement n’est point devenu là par hasard, ni comme par le sort entre les lettres au premier siège auprès du dieu, recevoir le rang de statue sacrée et de spectacle digne d’être vu ; mais ceux qui ont reçu sa puissance propre et extraordinaire, ceux qui ont philosophé (en arké) au début sur le dieu en se servant du signe pour quelque autre chose entre celles dignes de zèle, y ont ainsi souscrit ». Plutarque, du EI à Delphes §1.

[4] « Je vis un autre Ange volant dans le milieu du ciel ayant un évangile éternel évangéliser ceux établis sur la terre » (Apocalypse, 14, 6) ; il annonce l’avènement définitif du règne de Dieu. Le jugement doit précéder le règne. (Dictionnaire de Spiritualité ascétique et mystique, Beauchesne, Paris, 1961, quatrième volume, 2.236 pp. , pp. 1762 et 1764. Saint Irénée parle de « l’Evangile de Dieu » p.1766.)

[5] Ou koron, choroon, goron, qui en vieil allemand signifiait mettre à l’épreuve, expérimenter, prouver, connaître, démontrer ! Voir de Schützeichel, Althochdeutsches Wörterbuch, p. 99.

[6] lam en ancien haut allemand, en moderne lahm, de là, pour E. Landmann, le lamaïsme ; le pays tibétain se nommant clairement Bod, comme dans le vieux teutonique boto, bodo ou poto pour dire l’envoyé, le messager, aujourd’hui der Bote.

[7] Das schreckende Tier - l’animal terrible (schrokotier). L’ancien allemand pour le mot actuel de Tier use de dir tior, dior, tiur, ce qui renvoie, pour Landmann, à une origine, à certaine Galaxie Ur, celle ayant donné le nom d’Ouranos, le ciel en grec (Ur-Ahne-aus, ancêtres venus de Ur). « Kamel, kam hell », « kam aus dem Hell », vint de l’univers ; pour la forme française chameau « cham aus der E Au », Landmann relève que les anciens textes nomment les planètes « Au im All », ici nous avons « Au des E ». Les Arabes, précise-t-il, ont le g à la place du k, comme dans l’ancien dialecte saxon. Le tigre serait das gierige Tier, la bête gloutonne, avide. La langue des Guaranis d’où vient « jaguar » révèlerait son origine tudesque par le mot de Jäger, le chasseur. La transformation de tier en ter, donne la désinence de panthère, etc. http://fastwalkers.de/downloads/tie... - Exemple troublant de l’original vieil allemand de la Sourate sur les grands voiles, 33, verset 59, "ta yna wakana alla hu ghaforan" est pour un lecteur comme Landmann du vieil allemand : « da ihn der Wagen ins All hochgefahren, la vaisseau l’a élevé dans l’univers « yna » pouvant être lu comme « ihn » ou « im », ou « élevé là dans le vaisseau vers l’univers » « da im Wagen ins All hochgefahren ».S i ce n’est pas du vieil allemand, c’est qu’il n’en est point, ironise Landmann.

 
 
 
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