Antipositivisme
Pierre Dortiguier
 
Accueil du site > Mes travaux > Contributions littéraires > Contre une Théocratie imaginaire, la « Théotratie » (teot rati)
 
 
Sites
 
Divers


Contacter Pierre Dortiguier

Plan du site
 

Contre une Théocratie imaginaire, la « Théotratie » (teot rati)

restituée par Erhard Landmann

mardi 25 septembre 2012, par Pierre Dortiguier

Platon et Aristote

Le mot de Théotratie n’est point un néologisme du chercheur saxon déjà exposé par nous, dans d’autres articles, mais sa restitution du terme forgé du grec, de théocratie, et qu’il restitue de l’ancien allemand « teot rati », en langue aztèque « teotcalli » ou vieil allemand « teothalli » - la halle du peuple - tout comme celui de démocratie, ayant subi la même déformation, de « pouvoir du peuple », serait un « Conseil du Peuple », selon le mot de Rat, gardé en allemand moderne : ou, à le dire, proche de l’allemand ancien, ainsi décomposé « De mo(os) rat(ie) », « le conseil de la masse » « mazza rati », antithèse de « teot rati », s’appliquant non plus à la masse informe mais au peuple cultivé, formé ; le terme de démocratie est, on ne l’apprend plus aux écoles, méprisé par Platon, et le système, aucunement ignoré par les prétendus Grecs anciens, et pratiqué jusqu’à l’excès tyrannique, dont la mort légendaire de Socrate, figure de la philosophie, est la forme la plus éloquente. Dans le dialogue platonicien « Le Politique », il est relevé que de tous les régimes normaux, soumis à une rationalité, la démocratie est le plus mauvais, et le meilleur, en revanche des système corrompus.

N’a-t-on pas parlé de la bouillie démocratique ? Et l’auteur de comédies bouffonnes, l’athénien conservateur Aristophane met bien en scène un démos grossier pour dire le peuple, et ce terme pour Landmann est, nous l’avons dit, le vieil allemand « De Mos », la masse, ce qui n’est point exactement le peuple, plutôt la populace que décrit le poète, dramaturge et historien souabe Friedrich Schiller dans « La Cloche » (1802) visant le Jacobinisme, le « mob » anglais, car le terme de peuple, « popolo », l’italien l’emprunte, non au latin « populus », mais comme le latin à l’allemand ancien tout comme l’équivalent, selon Landmann expert en langues amérindiennes, le « Popoh Vuh » des Mayas, ou « peuple sacré (« Vuh » étant le « weihen » moderne, pour dire bénir, consacrer) !

Le terme, faut-il le rappeler de « démos » – qui dans ce qui est rapporté de l’Antiquité - était surtout un découpage administratif, était noblement remplacé par « laos », trouvé dans les Tragédies, et qui a aussi une même origine allemande ancienne. Le terme d’ « Eli », pour Landmann, dont dérive Elie ou le gendre du vénéré Prophète, le prince des croyants Ali, serait le « peuple de Dieu » ; « E » étant l’allemand « evic, ewig », l’Eternel. Le terme de « Leute » en allemand ou « lioud » en russe, disant les gens ou le peuple seraient, pour Landmann « Li od », le peuple de la Galaxie Od.

Dans son « Weltbilderschütterung », « ébranlement de l’image du monde » paru en 1986, l’auteur né en Allemagne centrale, dans l’ancienne zone d’occupation soviétique, et établi près de Francfort/Main, prétend donc que cette démocratie rectifiée en démoratie ou conseil populaire était ainsi désignée pour la distinguer d’une autre, plus digne, et toujours naturellement désignant une population organisée, dont le nom générique était celui de « Tiut », « tiusk », « tiosk »,« teutsch », ou « deutsch », caractérisant non une nation particulière, ni une race déterminée mais tout peuple constitué, d’où son usage généralisé dans le monde : le terme si proche de nous de « Tosca », et de Toscane en témoigne ; le nom de « Türkcë » lui appartiendrait, et celui de « tjud », la première consonne tombée, serait ce fameux peuple dont la présence est partout et le centre incertain, surtout dans le lieu dont il dispute la présence aux gens spoliés et expulsés depuis fort longtemps !

Le lecteur ne voit point encore le rapport avec Théocratie ou Théoratie, car il estime que le mot de « théos », qui est employé en grec avec l’article (o théos) désigne un dieu ou Dieu lui-même, comme dans les philosophes grecs monothéistes. Aucunement, car un Dieu ainsi qualifié est celui d’un peuple, ou de tout peuple, si l’on veut, qui lui est soumis, et prend donc son nom : ce qui est le cas de « Teuth » dont la fausse relation attribuée aux Romains, sur les mœurs et la foi des Germains, dit qu’il était Mercure, et qui est si répandu en Egypte (pays dont Landmann explique adroitement le nom d’origine, par « E- gypt », - la coupole du Dieu E - (E comme première lettre d’ « Evic » ou « Ewich », « ewig », éternel ou l’Eternel qu’il retrouve sur les pierres du Mexique, à travers le monde, à l’Egypte, en caractères « latins », en fait de la langue adamique originelle).

Oui, je viens dans son temple adorer l’Eternel
Je viens selon l’usage antique et solennel
Célébrer avec vous...

Ainsi commence l’Athalie de Racine !

Le terme de Théotratie serait donc celui de « Conseil du Tiusk » ou « Tius », soit, du peuple bien constitué, reconnaissant l’ordre divin, bien sûr, ordre de bonté et de raison, désigné sur toute la terre, insiste Landmann, par « Gott », « God », « Kot », « Cot », et que l’infatigable voyageur et érudit saxon recueille en Amérindie et dans les langues africaines, dans les peuples d’un continent dont il dévoile l’origine linguistiquement par « A Frisa », loin ou venant de la Frise, le continent des hommes « libres » dont la Frise actuelle, matrice de la Hollande et des Frisons de la Baltique est la trace !

Le nom sacré d’ « Allahu » ou « Allah » serait un attribut vieil-haut allemand de « Gott », le Tout- Puissant, « almahu », comme » allmighty », « allmächtig », l’arabe étant – selon lui - un sous-dialecte, comme le grec etc, de la langue adamique originelle de l’humanité.

La distinction entre langue indo-européennes, sémitiques ou ouralo-altäiques etc. étant pour notre auteur, artificielle et vaine !

Nous sommes loin de la Théocratie qui viendrait, comme la démocratie d’une corruption du langage, inventant une sorte de pouvoir issu directement soit de Dieu, soit du peuple ; le premier modèle utopique, selon lui, est celui dont se targue un Etat sans Constitution, à parler strictement, qui est l’entité sioniste ; laquelle vit sous le même régime d’exception britannique de guerre qu’elle a adopté et retourné contre la population indigène, surtout arabe, de cette partie méridionale de la Syrie ! On désigne aussi les monarchie pétro-dollardiennes du Golfe Persique, quand on les aborde avec un air de sévérité doctrinale, comme théocratiques. Bref, tout un positivisme évolutionniste allant de l’âge théologique, polythéiste, monothéiste et s’achevant à celui du nivellement de la masse, régi par une sociologie d’administrateurs, l’âge positif, le nôtre, qui s’effondre ou perd de sa valeur, comme une affiche sans spectacle ! La rue de l’Histoire passe indifférente devant elle, parcourue par tous les peuples qui découvrent avec Erhard Landmann une communauté d’origine, celle que les livres sacrés affirment, mais que les mauvaises fées s’efforcent de faire oublier, au chevet des nouveau-nés de la démocratie !

L’audace du Saxon est sans limite autre que la découverte scrupuleuse des faits. Bien sûr, son opinion que « David Hammelech ou Hamelek » désigne non un roi, mais un lieu « Da weit » la-bàs loin « Hamalek », du vaisseau (triangulaire Dreieck de Hamal, planète fort éloignée en effet), ferait contre le savant Allemand la même coalition que contre Candide et Pangloss dans le conte de Voltaire ; mais l’attachement de ce chercheur à Dieu, au « Gott » qu’il retrouve dans le nom des tribus indiennes, comme le Dakota, Lakota, Ottawa, pour Kottawa (Gottesaue, en allemand moderne, « prairie de Dieu », etc. est impressionnant par l’immensité qu’il recouvre : « Der Mensch denkt, Gott lenkt » – une seule consonne sépare les deux verbes - l’homme pense, Dieu ordonne, guide, plus exactement attire, fait pencher vers quelque chose de notre utilité ! Voilà un proverbe allemand qui prend chez lui un éclat mérité.

 
 
 
Publications récentes
Publications par mois
 
Copyright 2011 Pierre Dortiguier