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Conférence de Toulon

Chiffres et symboles ayant parcouru l’histoire

lundi 14 novembre 2011, par Pierre Dortiguier


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Cette conférence donne l’occasion d’évoquer, en vous saluant, aimable public toulonnais, le succès de l’exposition organisée tout près d’ici à Hyères, au printemps dernier, d’art iranien. Une jeune mère de famille artiste, calligraphe comme son mari, m’a présenté une gravure de sa composition, figurant le soleil, en sorte que le centre rapporté aux extrémités des flammes apparaisse dans une proportion analogue à celle de l’espace sacré des ostensoirs de l’Eglise, relativement à la figure du « soleil invaincu », en comportant, là est le rapport à l’objet de notre conférence, 17 rayons. Voilà un nombre éminemment chrétien, pour autant que le Christianisme, tout comme l’Islamisme est une gnose ou un savoir [1] de vérités transcendantes contenus dans des rites, car ainsi que l’explique saint Augustin dans un commentaire de l’Evangile de saint Jean : le 10 est le nombre du Décalogue, des tables de la loi ; et les pythagoriciens - comme se nommaient les savants au temps même de l’astronome allemand Johannes Kepler, à la Renaissance, et qui étaient héliocentristes -, voyaient dans ce 10 la somme des quatre premiers nombres formant carré, et ils donnaient à cette somme le nom grec de Tetractys, puisque tétra dit quatre.

Cette Tétractys chrétienne est de Jakob Böhme, à la Renaissance allemande, en lettres de feu hébraïques ! Et elle se retrouve, dédoublée, dans les armoiries des cardinaux.

Le 7, lit-on dans ce même passage, est la somme de la Création ou 6, chiffre de la production naturelle, que l’on retrouve dans l’hexagone des cristaux neigeux, par exemple, dans le sceau de Salomon (Sigillum Salomonis) etc. et, nous allons le voir, dans le 666 qui est le nom de l’homme, dans l’Apocalypse de saint Jean, ajoutée de l’unité directrice divine, est 7. Ce 7 est le signe de la sanctification du monde par l’Esprit de Dieu, ou le Saint-Esprit ; je rappelle que cette Création est dite- par saint Thomas qui est l’auteur le plus rationnel et intellectuel du Christianisme tel que nous le connaissons -, instantanée, ne succédant pas au temps enfermé, au contraire, dans cette Création unique, et comprend celle du ciel empyrée c’est-à-dire où brille le feu éternel qu’habitent les âmes élues en présence de Dieu, la terre, signifiant tout ce qui est produit en général, et enfin la cohorte des Anges (les djinns ou génies, élémentaux, elfes, sylves... étant compris sous ce terme de terre). Le Ciel que nous voyons, pour illimité qu’il soit, est en effet doublement inférieur au ciel empyrée (ou est un feu pur, séjour divin) ; il est celui du mouvement et des planètes. Le second Ciel ou sphère des fixes est ce firmamentum où sont les Anges, ce que Platon nomme les Idées ou archétypes, et enfin le troisième Ciel où le martyr saint Paul dit avoir été transporté, pour y contempler le Christ (béni soit-il), où le Prophète (la paix sur lui) a été élevé ; et c’est de là que « descend », écrit le « latin » Juvénal, le « connais toi-toi-même » de Socrate. Cette triplicité céleste est, selon un calcul différent, présentée parfois, dans le noble Coran par exemple, comme un septénaire. Le transport à l’équivalent de ce troisième ciel est l’objet d’une sourate qui indique que Mahomet y a été élevé en parcourant la continuité de ces cieux en question.

Le symbolisme de ce troisième ciel d’illumination est relevé dans les « Actes des Apôtres » [2] et conté par saint Paul en termes explicites, dans la seconde Epitre aux Corinthiens (XII,3-5), parlant de lui, comme s’il était étranger : « Je connais un homme dans le Christ qui, il y a quatorze ans, avec ou sans son corps, je l’ignore, mais Dieu le sait, fut ravi au troisième ciel. Et je sais que cet homme avec ou sans son corps, je l’ignore, mais Dieu le sait, fut enlevé jusqu’au Paradis où il entendit des paroles ineffables que l’homme ne saurait redire ? De cet homme là, je puis me glorifier, mais non de moi ». Il s’agit de l’homme intérieur qui, dans le mystère chrétien, est libéré, ce que nous appelons le Soi, à la différence du Moi.

« Oublie ton mi, mais non pas ton soi », dit un vers de l’écrivain allemand Herder, qui fut élève de Kant à Königsberg. D’autres considérations, comme cellesfournies par la Divine Comédie de Dante proposent le nombre de neuf, qui est le multiple de trois, dans sa description des sphères célestes, en y exposant une astrologie chrétienne, que je ne traite point ici. Un autre centre d’intérêt aussi sur l’influence des nombres en Histoire concernerait la manière d’établir la Chronologie, et de fausser ainsi certaines données. Mais ce n’est point le lieu de développer ce thème, il suffit de l’indiquer, en précisant que l’année 0 de la naissance du Christ est arbitraire et que la rectification du calendrier grégorien (établi le 4 octobre 1582 par Grégoire XIII ) relativement au calendrier Julien et à l’année réelle, fait disparaître près de 400 ans d’histoire désormais fictive ! Ce qui intéresse Russes et Allemands et autres Continentaux, mais laisse nos compatriotes directeurs de l’opinion publique indifférents !

En règle générale le nombre et le symbole sont abstraits et ne sauraient être qu’un miroir de la vérité, non sa perception directe qui nourrit l’art sublime, dont la grande musique ou l’architecture sont le sommet. Vouloir inverser la démarche et privilégier l’arithmologie ou la déduction numérique est placer la Création, ou toute manifestation divin dans un lit de Procuste, du nom de ce bandit grec qui forçait ses victimes à entrer dans un lit trop étroit. « Nous voyons tout à travers un miroir trouble  » (omnia videmus per speculum et in enigmate), lisent les Chrétiens dans un texte attribué à saint Paul martyr : il ne s’agit pas d’agrandir, de frotter ou encore moins de briser le miroir, mais de fortifier l’œil sensible qui a la puissance, au besoin par l’art.

Mais revenons à ce commentaire que fait saint Augustin du 17, nombre par excellence symbolisant la doctrine attachée à l’Evangile, et que l’on sépare de la Bible entendue comme les livres de l’Ancien Testament [3] : l’Evangile sanctifie par la grâce la connaissance du Décalogue, mais la lettre sans la grâce venue d’en haut (ce que dit symboliquement le signe de la croix, qui part de la tête, du sommet du crâne, du haut, là où le Christ dit dans un Evangile qu’il entrera furtivement comme un voleur, pour aller, à parler sanscrit, jusqu’aux « chakras » du cœur, jusqu’au point qui est désigné dans les peintures religieuses ou les images pieuses, les visions extatiques, par le Sacré Cœur que montre l’index du Christ ) [4] est périlleuse et même stérile ; et il suffit de lire les aventures des rois ou les massacres de l’Ancien Testament, jusqu’aux horreurs prêtées perversement aux personnages de Moïse et de David, estimés par le Christianisme et l’Islamisme, pour se convaincre, qu’hors de lui est le salut, c’est-à-dire que le salut est dans l’augmentation du nombre du décalogue ; la somme de ce dernier avec le 7, dont le Dimanche est le jour ! Et non pas dans l’enfermement dans le décalogue qui est le pharisaïsme !

Ceci doit suffire pour l’indication nombrée de la foi chrétienne. Il est un nombre, dans l’Evangile de saint Jean qui est le développement ou la sommation de 17, à savoir 153, nombre triangulaire, dont 17 est la base ; il est la sommation numérique donc de 1 à 17 (1+2=3+3=6, etc.) et est la quantité de poissons pris dans le filet par le martyr saint Pierre, sur l’ordre du Christ ; et il est noté, vous ferais-je observer, par le rédacteur de l’Evangile, peu importe en quel temps il l’ait rédigé, que le filet de poissons tint bon. C’est donc que le 153 est un nombre puissant qui consolide le cadre de la Création, il en est la structure qui préserve le cadre, ne déchire pas le filet du monde. Et ceci est signalé, - regardez seulement Wikipedia sur ce point -, par Evagre le Pontique, c’est-à-dire un moine grec originaire des régions de la mer Noire (Le Pont-Euxin), qui cultivait la doctrine du pneuma ou souffle, ce que nous disons aussi précédemment « le cœur ». Evagre est honoré dans l’Eglise grecque et notamment syrienne, dans ces monastères dont une des filles, la Mère arabe Meryem Agnès de la Sainte Croix, du monastère Saint-Philippe, s’est prononcée, il y a quelques mois, dans une lettre à « l’œuvre d’Orient », magazine parisien, contre la subversion de la C.I .A. arabe des « Frères musulmans », qui est l’islamisme « étoilé », peut-on dire, dans sa patrie.

Entendre le décalogue, en se limitant au 10 sans atteindre au 17, c’est dire « Ne tuez pas », « Ne volez pas », sous-entendu mon complice, mais sans y comprendre les autres hommes, qu’au contraire je me propose d’exterminer ou de réduire, étant des mécréants selon mon échelle de jugement, en servitude otaniennement pour faire de la Création ma propriété, et non mon cadre de vie ou une norme de mon existence. La sanctification de l’humanité est dans cette augmentation de puissance qu’indique la quantité des rayons solaires de l’habile artiste iranienne citée plus haut : 17.

Son développement, donc, qui est le nombre évangélique de 153 se retrouve dans le nombre de jours, non pas exactement des apparitions de Lourdes, - sauf de la seconde à la dernière apparition de 1858 - mais de Fatima : celle-ci, nommée de la sorte à cause du village de Fatime portant le nom de la plus haute femme du Ciel, selon la tradition islamique, voulait, au témoignage des bergers, - dont l’un, garçon d’une famille laïque, devait mourir bientôt - être appelée « la dame du Rosaire », et ce dernier chapelet contient les 153 grains. Je rappelle que cette dite apparition de l’entité de Fatima a débuté le 13 mai 1917, prédisant les erreurs venues de la Russie répandues dans le monde, et que des Iraniens chiites y sont venus, après la révolution de 1979, cette révolution, qui est célébrée le 11 février et répondait à des espérances peut-être que l’Imam Khomeiny (que son âme soit au Paradis) a déjouées pour notre bien commun et au détriment des gens à la Brezinski qui intriguaient là bas, et le font encore.

C’est que le 11 a une signification ésotérique, visible dans l’Histoire, de transgression du Décalogue, alors que le 17 est sa sanctification. Ce qui fait toute la différence ! C’est dans la Cité de Dieu, livre 15, chapitre 20, que saint Augustin développe cette idée et nous avons cité ce passage précis dans notre contribution au livre : « Le 11 septembre n’a pas eu lieu ! », dans un chapitre consacré au 9/11, « tocsin du globalisme » ! Saint Augustin y compare le nombre des mauvaises lignées « dont Caïn est la source » caractérisées par le 11 « par lequel est signifié le péché » (quo significatur peccatum), à celui des bonnes, qui est 12. Et vous trouvez en effet ce nombre bénéfique dans les douze apôtres, les douze imams du Chiisme duodécimain qui donne des frissons au train onze de la politique de certains magnats du pétrole arabe ! Islamisme du décalogue et islamisme de la grâce ? Entre le 10 et le 17 se trouve le sang de Hossein, comme celui de tous les martyrs, le 11 étant la première marche de nos échafauds, le 12 notre recours dont l’homme de justice est le terme etc. Les Douze dans l’Evangile désignent les Apôtres, reconstitué après la trahison de Judas, mais ces Douze demeurent terrorisés dans Jérusalem. Il y a là un symbolisme arithmétique. Evidemment nous pensons aux douze grands dieux, et à la division zodiacale !

Le nombre 11 se retrouve, comme nous l’avons dit publiquement dans la Conférence marseillaise, donnée il y a quelques mois, dans la précision horaire donnée à l’armistice du 11/11 qui a terminé la première guerre mondiale, un an après la tenue à Paris d’une Conférence internationale maçonnique des pays alliées, après l’entrée en guerre des Etats-Unis ; Joffre, natif de Rivesaltes en Catalogne française ou Roussillon, où il était impopulaire, comme les manifestations à son enterrement l’ont montré, et qui était initié à la maçonnerie, voulut que l’heure soit déplacée à onze heures ; ce qui donne un triple onze, et symbolise ainsi, magnifiemême cette transgression de l’autorité représentée par l’ordre nouveau d’alors, aussi instable et dangereux ou périlleux que le nôtre. L’histoire jugera des effets de cette guerre, la première conclue sans qu’ait été, au traité de paix de Versailles et de Trianon, évoqué le nom de Dieu, selon l’usage.

Le 11 est présent dans plusieurs symboles, dans le nombre de marches à l’échafaud franchies par la princesse allemande devenue reine de France, elle était la fille de l’Impératrice d’Allemagne, Marie-Thérèse. Cette même tête découronnée et mère de famille décapitée pour sa foi, selon l’Eglise, après le Pape Pie VI, qui l’honore comme telle avec son mari, la martyre Marie-Antoinette, aussi décriée, plus même encore, que l’aura été l’épouse du général Ben Ali, écrivait le 17 août 1790 - voir sa correspondance éditée à Vienne par le bibliothécaire italien germanisé et anobli von Arneth -, comme nous le citons dans l’article sur le 9/11, à son frère l’Empereur Léopold II qui devait mourir dans des conditions suspectes, empoisonné, la nouvelle de sa mort ayant été bizarrement imprimée, avant qu’elle ne survienne, dans certaine feuille maçonnique de Strasbourg, selon l’abbé Augustin Barruel dans ses « Mémoires pour servir à l’Histoire du jacobinisme » : « Prenez garde là bas à toute association de francs-maçons. On doit déjà vous avoir averti, c’est par cette voie que tous les monstres d’ici comptent d’arriver dans tous les pays au même but. Oh Dieu garde ma patrie et vous de pareils malheurs !  » Patrie étant ici, au sens premier et seul réel, la terre de ses pères, et non pas un grelot qu’un orateur fait retentir pour agacer ses concurrents ou faire frémir la foule.

Il est certain que les degrés de l’initiation maçonnique ont répandu leurs chiffres et leurs symboles, que 33 degrés qui sont le sommet du rite écossais, formulé par le pasteur Anderson, mais mis au point par des émigrés français ont attirés la haute aristocratie anglaise et ils apparaissent dans les symboles de la Révolution, dont le tricolore national puis européen ! Je n’insiste pas sur le caractère subversif de cette organisation qui est passée pour philanthropique, défenseur même de la dynastie catholique des Stuart en Angleterre, puis dévoilée pour son obligation du secret par les autorités du nord de l’Europe, ensuite par le Pape Clément XII en 1732 et les autorités musulmanes ottomanes, dont des chiites libanais à la fin du 28ème siècle. Ce furent les ambassades anglaise qui transmirent ces doctrines, et qu’il soit dit qu’à part Fiche en Allemagne qui la dénonça très vite et la quitta, aucun philosophe de renom n’y adhéra, sauf le penseur opportuniste Goethe, tandis que son ami Schiller devait succomber, dit-on, empoisonné, sous ses coups, pour avoir voulu représenter une pièce de théâtre, « Demetrius » qui attaquait le triple mot d’ordre : liberté, égalité et fraternité, qui se lit à l’envers, comme toute formule de magie noire : la fraternité (maçonnique) par le biais de l’égalité augmente sa liberté d’action.

Que cette trinité soit l’humanisation de la trinité chrétienne, et donc son retournement, est évidente. Le drapeau national l’exprime, car ce tricolore a une signification symbolique, chiffrée d’abord, puisqu’il rappelle les trois axiomes politiques opposés à la hiérarchie naturelle et divine de l’autorité dite maçonniquement ou fraternellement, droitdel’hommesquement tyrannie. C’est à un érudit maçon Jean-Marie Ragon qui fait encore autorité dans ces milieux, et fonda la première revue fraternelle française « Hermès », que nous laisserons le soin de nous expliquer la signification symbolique du tricolore : le bleu est la couleur des premiers grades symboliques, les grades chapitraux ont la couleur du cordon rouge de Rose-Croix, le blanc la couleur, au terme des grades philosophiques, du Grand Inspecteur 33ème degré. Ceci se trouve dans le Rituel philosophique et initiatique, publié à Paris en 1841.

Le drapeau italien reprend cette idée, sauf qu’il substitue au bleu le vert, couleur favorite de Napoléon ! Car la Maçonnerie italienne fut mise en place par le régime napoléonien et rendue victorieuse par les efforts militaires et financiers de son neveu Napoléon III initié à la secte des Carbonari, ce qui n’enlève rien à ses capacités politiques, plus grandes que celles de ses successeurs qui prirent pour emblème le nom de Marianne, nom d’une loge maçonnique d’opposition à l’Empire établie à Londres.

Un symbole que nous avons annoncé est celui mentionné dans l’Apocalypse de saint Jean et qui court l’Histoire, celui du 666, total des 36 premiers chiffres, et prisé au Etats-Unis dans les films d’épouvante. Je fais observer que ce chiffre est réputé satanique étant le nombre de la Bête, comme il est lisible dans saint Jean, mais c’est le « nombre du nom d’un homme » qui apparaît quand le Dragon sort de la mer. Sans traiter de la signification astronomique vraisemblable de ce Dragon, qui désigne le croisement des trajets lunaires et solaires, ni sans omettre que la mer agitée exprimerait l’influence du monde sublunaire dont traite Aristote, il faut relever que le Dragon a sept têtes, qui sont les sept planètes et que les dix cornes sont le doublement des 5 planètes, sans le soleil et la lune. Il n’y a aucune magie là-dedans et c’est pourquoi l’Evangéliste invite les fidèles à approfondir ce chiffre de 666 dont un commentateur célèbre [5]  , étudiant le nombre chez Platon a fixé la formule associant 18 ou 108, multiples de 6 dans un contexte auquel je renvoie ; cette dernière relation, appuyant la relation d’un nombre solaire, « attribué au Soleil dans la correspondance musicale des planètes », selon la méthode pythagoricienne de l’auteur et liée au 6 qui est « un cycle de l’orbite lunaire » figure, selon nous, dans le drapeau eurasien de Byzance, puis sur le drapeau ottoman, dont le monde musulman héritera du croissant. Que nous sommes loin du tricolore ! Tout autant que l’artificiel du naturel et c’est à ce propos que je mets en garde contre la tendance exagérée et dangereuse au symbolisme : la raison théorique, pour reprendre la distinction de Kant, est inférieure à la raison pratique qui se définit pas la sensibilité directe ; seule cette dernière donne accès au divin, à l’illumination surnaturelle qui est une augmentation de la nature et non point sa transgression impulsée par une perverse intellectualité, celle des « intellectuels », 17 oui, 11 non !

17, c’est ce qui illumine « le chemin de Damas » ! Mais pour priser cela, dans notre épreuve, physique ou mystique, selon l’avertissement de l’imam Khomeiny, donné au dernier Vendredi de Ramadan, n’oublions pas ce qu’il est advenu d’Al Qods (la sainte en arabe) ! Sa ruine vient de la victoire affichée sectairement par la triade pècheresse maçonnique le 11/11/11.

Source : johanlivernette.com

Notes

[1] Gnose = savoir en grec et le mot grec est chez saint Paul

[2] Le symbolisme de ce troisième ciel paradisiaque est marqué dans les Actes des Apôtres, (IX,8-9) « Saül –nom de Paul avant son illumination sur le chemin de Damas, - « se releva de terre, mais il avait beau ouvrir les yeux, il n’y voyait plus. Il fallut le prendre pas la main pour entrer à Damas. Il resta trois jours aveugle sans boire ni manger ». Les trois premiers grades sont ceux de la nuit obscure, dans la mystique christiano-musulmane ; bref authentiquement religieuse, où l’homme ne se nourrit pas véritablement, et seul le Paradis est le carré formé, à l’angle droit, comme dans la figuration iranienne ou apparentée du jardin.

[3] Le mot de « Bible » est un pluriel en grec, dont on a fait un faux féminin singulier en langue latine et française 

[4] Alors que des yogas indiens suivent la voie inverse, en éveillant l’énergie du bas, sexuelle, la Kundalini, sorte de serpent énergique qui mal réglé peut conduire à la folie. Ce serait là un des sens de la tentation d’Eve dans le jardin terrestre. Je recommande sur ce point les ouvrages du médecin toulousain qui exerça longtemps près de Saint-Lazare à Paris feu le dr. med. André de Sambucy, sur les yogas iraniens, etc., par opposition à l’art yogique, aux éditions Dangles et malheureusement épuisés ! 

[5] Dom Néroman, « Le Nombre de Platon » (446p). Editions Arma artis,1989, p. livre achevé à Paris, le 25 mai 1941,chapitre XIII, « le nombre de la bête ».

 
 
 
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