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Comment l’intelligence US voit la fin de jeu en Syrie

mardi 24 juillet 2012, par Pierre Dortiguier

Le sens serait plutôt "fin de partie", mais il convient de conserver, littéralement, le cynisme de endogame qui court la presse américaine, dont le rapport de la société texane "Global Intellifence" déjà cité dans d’autres article, fait état, évoquant des scénarios de catastrophe, d’attaques sionistes, de réactions militaires turques désemparées par les islamistes d’Al Qaida à leur frontière etc, bref par une troupe terroriste incontrôlable, alors qu’elle est régulièrement soutenue, et qu’elle ne serait rien sans l’OTAN ; tout cela est risible. Néanmoins quiconque veut sérieusement orienter ses réflexions sur l’évolution de la Syrie et spéculer sur la capacité nationale de celle-ci de maîtriser son destin, doit porter son attention, selon nous, à ce minime attentat balkanique qui pourrait bien être un détonateur entre les mains du régime de Tel Aviv, une sorte de second Sarajevo afin de passer pour victime et donc justifier son appel à l’aide internationale. Ce serait l’article non pas 7, mais l’article sans nombre, l’article qui ne nécessite aucun degré, celui de la sécurité de l’Etat devenu l’enfant du monde libre, dont l’annihilation serait possible par les armes chimiques tombées dans les mains de l’opposition islamiste !

Pareil roman est d’abord à usage interne, dans cette société sioniste née d’une illusion et nourrie de mécontentements, comme ce qui est conduit sans norme ! Il est débité à la veille des jeux olympiques londoniens par les politiciens démentis par leur chef du renseignement, mais peu importe ; car l’essentiel, à usage externe, cette fois, est de pouvoir conclure que l’Iran est derrière tout ce désordre, qu’il est capable de se métamorphoser, de faire passer l’arsenal chimique des mains du Président Assad à celles du Hezbollah, et donc que l’incendie allumé et propagé en Syrie ne brûle que la maison sioniste ; le reste importe peu !

L’Iran est qualifié de centre du terrorisme international : si la police et l’armée syriennes régulières répriment une insurrection de mercenaires assassins de civils, c’est que l’Iran encourage l’Etat syrien ; si maintenant les terroristes et bandits véritables et soutenus dernièrement encore par la voix de Simon Peres, appelant à l’action commune avec les salafistes -ce ne sont que des mots-, et munis depuis le début d’armes données par l’entité sioniste - c’est une réalité visible à la télévision syrienne ! - mettent le pays à sang, là où ils ne sont pas vaincus, il se trouve un esprit malin capable de les désenivrer de la drogue de la liberté homicide, c’est l’Iran qui les orienterait vers la destruction de l’Etat que l’on sait !

Pareille obsession maladive et chronique, diraient de bons psychiatres, de l’Histoire montre deux choses : 1. Que l’Iran est réellement craint en effet, mais pour sa puissance montante, 2.Que l’Iran a toujours affirmé l’autodestruction de l’entité sioniste, comme tout fidèle dans le monde, dès sa Création, depuis les Zoroastre ou aux divers Socrate le dit de l’injustice, de l’anormalité, de ce qui fait dominer le non-être sur l’être !

Il faut donc, pour les manipulateurs des attentats bulgares, maintenir cette injustice, cette négation du droit des gens et de l’ordre international, empêcher les nouveaux élus d’Egypte et d’autres pays arabes, récemment mariés avec la Démocratie, et encore intimidés et cherchant des yeux leurs vrais beaux-parents, de soutenir les réfugiés palestiniens, d’œuvrer pour leur retour dans la patrie. Alors seule la guerre est envisageable. Peu importe le sang versé, puisqu’il l’est pour l’édification d’un Etat théoriquement sans frontière, qui s’idolâtre lui-même au point que l’Evangile représente poétiquement Jésus méditant ou pleurant sur la perte de Jérusalem. En latin, Hierosalem est perdita, ce qui donnait les initiales HEP, HEP que les Chrétiens de Francfort, rapporte-t-on de la jeunesse étudiante chahuteuse , dans les années 1840, chantait en formant un monome, en cercles, aux fenêtres des Rothschild !

Va-t-on ressortir la menace chimique dans une sorte de film d’épouvante à la Batman et l’humanité, comme ce jeune tueur intelligent de 24 ans, et doctorant en neurologie, que nous voyons comparaître au tribunal texan, aura-t-elle comme lui, les yeux drogués, sans expression, comme abrutie par les mensonges physiques et moraux que débitent nos alchimistes modernes, ceux des médias en premier ?

Cette fin de partie dont parle l’intelligence US n’a qu’une façon d’être neutralisée : par la solidarité étatique avec l’Iran apportée par les grandes puissances de la Russie et de la Chine, et par l’opinion publique, surtout musulmane, sinon, à la faveur de la crise qui s’attaque aux pays émergents du tiers-monde, dont fortement au Brésil, chaque économie sera prête à l’abandon de tous les droits internationaux pour survivre ! Les pays musulmans mêmes, comme la petite et gentille Tunisie, qui compte parmi ces nouveaux partis démocratiques, depuis quelques jours le parti des chômeurs, face à des conservateurs déclarés et un Etat qatarisé, seront incapables de réagir. Le propre de ceux qui cultivent le terrorisme et en accusent l’Iran n’est pas de démontrer leurs accusations, mais d’abuser de la faiblesse des peuples.

Il convient de prendre le mensonge très au sérieux, ce n’est point notre mère commune Eve qui nous contredirait, ni Adam bien sûr ! Et des gens comme M. Natanyaou appartiennent aux "grands maîtres du mensonge" et cette expression est de Schopenhauer, qui vécut précisément à Francfort et cherchait la lumière en Asie, là où les menteurs d’aujourd’hui, veulent porter la guerre avec la peau de leurs esclaves !

 
 
 
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