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Ce que montre la télévision syrienne

samedi 28 juillet 2012, par Pierre Dortiguier

Un passage de la vie du peintre Salvador Dali revient à l’esprit, quand on voit les images de mercenaires étrangers prises par la télévision syrienne : les cartes d’identité des morts causés par l’offensive syrienne, dans la reprise des places occupées par les soi-disant membres de l’Armée syrienne libre, montrent que ces Syriens n’en sont pas : des cartes de crédit égyptiennes, des passeports irakiens, des cartes d’identité jordaniennes marquées de la couronne hachémite, tout ceci est une évidence d’invasion.

Mais Dali, dont la sœur –auteur d’une biographie- fut rendue folle, par la torture, durant la guerre civile espagnole, ne supporta pas le massacre de son village natal catalan de Cadaquès, par des anarchistes, non pas étrangers, mais fort éloignés du pays, dont ils ne parlaient pas même la langue, venus de l’autre bout des Pyrénées. Une vingtaine de villageois furent, ainsi, massacrés, dont les prêtres chrétiens de la commune. L’insensibilité avec laquelle ces assassinats étaient commis est la raison même de ce qui se produit, en Syrie : l’argent et la drogue aidant, au témoignage de la fameuse mère du couvent orthodoxe de Saint Philippe, près de Damas, Myriam Agnès, les mutilations peuvent être, sans crainte, pratiquées sur les poitrines des femmes etc. Le laboratoire politique et militaire qui emploie ces hommes, comme des cobayes, en fait de véritables virus, indifférents à leurs victimes. Elles leur sont étrangères.

Jusqu’à quand va-t-on continuer à nous servir la fable de l’infanticide populaire ordonné par le Président Bachar ? Va-t-on nous parler encore du clan Assad, alors que le ministre de la Défense assassiné est de famille chrétienne, va-t-on nous entretenir d’une insurrection populaire, alors que les défenestrations visibles sur vidéo et autres procédés d’expression démocratique sont du banditisme pur et simple. Non seulement, le cerveau, mais le bras qui exécute, est étranger, et, donc, hostile à toute solution politique nationale.

La conséquence n’en peut être qu’une crainte raisonnable syrienne de ne plus trouver d’Etat capable de défendre l’intégrité des biens et la sûreté des personnes ! Le blocus aggravé de la Syrie ne peut que fortifier le sentiment d’attachement et de dévouement au Président Bachar. L’Espagne, que nous citions, en a fourni un exemple, après la guerre mondiale. Normalement, le généralissime aurait dû s’effacer, devant un nouveau courant politique, et le clergé catholique y était prêt, le haut-clergé s’entend, mais le blocus du pays décidé par la France refit une unité nationale et Franco resta au pouvoir, non sans jamais reconnaître l’entité sioniste ; car il attribuait à la Franc-maçonnerie une part décisive, dans cette création, et qu’un bataillon sioniste avait combattu contre lui, en 1936 !

Ceci est l’histoire des peuples, comme des classes sociales, des familles : elles ne supportent pas le déshonneur ou l’agression externe ; c’est une réaction à la suppression d’une pensée voulue, disait le grand philosophe Herder, en Allemagne, par Dieu. C’est ainsi qu’il définissait l’esprit du peuple.

Celui-ci est atteint, en Syrie, et est pire que toutes les grimaces de Clinton, qui veut doter les Syriens d’une Constitution, et Fabius, qui veut leur élire un chef ! Cela est du comique, mais le tragique est de couvrir l’assassinat d’une nation en suicide !

C’est un péché contre l’esprit, est-il dit, dans un Evangile, et Jésus, (béni soit-il), selon cette tradition, dit qu’il ne sera jamais pardonné !

Ces images de faux patriotes morts, à la télévision syrienne, interpellent –comme on le dit vulgairement- ceux qui les payent, pour les envoyer à l’abattoir, les dirigeants saoudiens, qataris et autres principautés. Quant aux autres ténors politiques, de moindre importance, leurs clients (les nommer est inutile, chacun les connaît, en Méditerranée), ils relèvent eux du comique et de l’absurde qui a conduit des Nord-Africains à tomber sur le sol libyen, à la demande des nouveaux créanciers et bailleurs de fonds du pays "libéré..de toute honnêteté et bon sens !"

 
 
 
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