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Ce que dit Khomeyni sur Al-Qods

samedi 28 juillet 2012, par Pierre Dortiguier

Les langues classiques ne font pas de différence entre dire (ce que nous appelons « énoncer ») et vouloir dire. « Que dis-tu Socrate ? » signifie : que veux-tu nous faire entendre ? Car le langage est subordonné à la logique et n’est pas une affaire de signes que chacun recueille et distribue, à sa manière, comme un sourire de Carmen !

En ce sens, l’Imam Khomeyni, d’illustre mémoire, a tenu à être compris, tant dans ses appréciations que dans ses avertissements, et chacun recueille sa proposition de consacrer le dernier Vendredi du mois béni de Ramadan à méditer sur cette Jérusalem dont le nom du reste, comme tel, n’est pas cité dans le saint Coran ! Mais bien al-Qods, la Sainte !

Ceci dit, nous devons lier cette promesse qui nous est demandée de tenir au temps même des événements qui se succèdent et suivront cette parole du Guide de la Révolution islamique iranienne : quel que soit le Devenir, l’intelligence des événements sera dans le rapport de ceux-ci avec la captivité de la ville, fruit, non pas, de la seule offensive sioniste de 1948, mais de l’entente anglo-sioniste, durant les deux guerres mondiales, sans laquelle ce coup d’Etat n’eut pas été possible.

Tout ce qui favorise cette captivité d’Al Qods est nuisible, tout ce qui l’allège et la renverse est utile. Voilà ce qu’à la manière du héros de Jules Verne qui cherchait toujours la direction du Nord magnétique, dit l’avertissement de Khomeyni !

Cet homme a connu la « révolte arabe » de 1915, commandée depuis le Caire, par les Britanniques et leur résident Mac Mahon, et le désastre qui s’en est suivi, dans l’écroulement de la communauté musulmane ottomane, écroulement, dont l’invasion actuelle de la Syrie, par des mercenaires, est la dernière étape ; nous voyons l’actuel printemps arabe, qui se brise, comme une vague de sang, en Syrie, après avoir fait agoniser la Libye imparfaite, mais indépendante.

La chute de Jérusalem fut réalisée, pendant la seconde guerre mondiale, quand l’administration municipale fut, arbitrairement, supprimée, par la puissance mandataire et remplacée par une organisation militaire anglo-sioniste d’état de siège, imposée à Al Qods. La majorité des centres vitaux, poste, hôpitaux, réserves d’eau etc... fut ôtée aux Arabes, et une série de mesures d’exceptions et de dépossessions visant les ressortissants allemands et italiens appliquée et étendue aux Arabes de Palestine : cette loi d’exception est encore en cours et permet de considérer tout ennemi potentiel comme saisissable, spoliable pour la sécurité publique, d’où les colonisations, dans Al-Qods !

Songez donc à cette dépossession de la commune de Jérusalem où tout fut, principalement, construit, par les Chrétiens et les Musulmans arabes et étrangers dont la superbe mosquée au dôme doré, fruit d’une collecte musulmane internationale recueillie avant la seconde guerre mondiale, par le Grand Mufti d’Afghanistan, en Iran, et jusqu’aux Indes, en Malaisie, bref, partout, où battait le cœur de l’Islam.

Ne pas oublier ce passé, récent ou plus ancien et cet avenir du monde qui ressemble à la servitude de Al-Qods, voilà le sens de la mission pratique que l’Imam, comme ombre de l’Imam dernier, aux yeux des hommes et de l’histoire, le douzième Imam (que Dieu hâte sa venue !) a voulu dire et que notre conscience nous dit, si nous la laissons libre de s’exprimer, grâce à la purification du temps du Ramadan !

La tradition occidentale parle de Al-Qods –Jérusalem, comme d’un siège futur, bref, mais impitoyable de l’Antéchrist, et le Père Suarez, de la Compagnie de Jésus, dit, en Espagne, au 17ème siècle, dans son commentaire sur l’Apocalypse de l’apôtre Jean, que ceci doit être pris non pas métaphoriquement, mais positivement.

La parole de l’Imam est identiquement positive et non allégorique, car l’Histoire reflète l’unicité de Dieu et a, donc, un sens unique, selon le mot du juriste protestant Savigny, au 19ème siècle.

Al-Qods est une indication de ce sens. Car L’Imam iranien parlait autant en théologien, qu’en philosophe de l’histoire, comme le soleil est suivi de la lune : "J’en jure par le soleil et sa clarté, par la lune, quand elle le suit de près" (versets1-2 de la sourate 91, As-Sams, le soleil !)

 
 
 
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