Sainte Catherine, d’Alexandrie doréeFleurissait chaque année, par refus des maris,Et l’Ange qui l’aimait, la voyait retiréeDu commerce de ceux qui en étaient épris
Aussi décida-t-il de revêtir les traitsD’un fantôme divin venu du Nord lointain,Et lui disait tout bas, en des mots fort discrets,Qu’il la préférait à ce monde hautainPersuadé d’être grand, mais en fait fort avareEt c’est ainsi qu’elle fut, de Dieu le trésor rare
[Le chœur]Soyez, ô belle amie, qui reteniez mon âme,Et me fit tant écrire pour taire votre charmeCe symbole azuré de l’Iran que tant j’aimeCelui qui est si pur qu’en vous seule, il m’anime !
Jamais nul n’écrivit, je crois, ces vers étrangesDe convertir la sainte en la fille de mages.
